Pourquoi doit-on travailler ?… (Pour rien.)

Promenade dans une forêt de bambous

J’espère que votre rentrée s’est bien déroulée et que vous avez trouvé votre rythme de croisière. Et si vous ne l’avez pas encore… ce n’est pas grave, il y a quelques ajustements (parfois difficiles) à faire et après cela ira mieux. 😉

La prochaine formation Cloudbraining (CB20) commence ce lundi 15 septembre.

Pardon ?!

“Quoi ? Mais on ne m’a même pas prévenu-e ! Il n’y a pas eu d’annonces, je suis complètement pris-e par surprise !” êtes-vous en train de vous dire.

C’est vrai, je n’ai fait aucune pub, aucune communication autour de CB20. Franchement, je n’ai pas eu le temps. Et quand je dis cela, ça ne veut pas dire que je suis dé-bor-dé de travail d’accord ? Car dans mon agenda “hyper-serré”, il y a mon bébé, l’écriture du volume 5 de La femme sans peur et les siestes. Vous voyez, il ne reste plus beaucoup de place pour le reste. 😉

Au boulot !

Alors j’en vois déjà certain-e-s parmi vous bondir au plafond et se dire : “Comment ça il est débordé ? Avec des siestes et de longues promenades en poussette avec bébé ? C’est plutôt ne rien faire oui ! Si son emploi du temps était vraiment hyper-chargé, il n’aurait pas le temps de se relâcher et il courrait tout au long de la journée pour caser tout ce qu’il a à faire. Petite feignasse !”

Quelle est votre réaction en lisant ce paragraphe juste au-dessus ?

Est-ce que vous hochez la tête en vous disant que c’est vrai, je n’en rame pas une et que je ferai mieux d’accélérer le rythme ?

Ce à quoi je vous répondrai… pourquoi ? :)

Pourquoi je dois aller plus vite ?

Pourquoi je dois m’épuiser au travail ?

Dans quel but ?

Est-ce que vous vous êtes déjà posé ces questions ? Mais vraiment sérieusement posé en pensant à votre existence de A à Z, c’est à dire de votre naissance à votre mort ?

Hosanna !

En effet, si vous vous posez juste la question par rapport à aujourd’hui, cette semaine ou même, cette année, il est certain que vous allez trouver que je me relaxe trop.

Par contre, si vous observez tout cela à l’échelle d’une vie (et c’est mon étalon), vos arguments ne pèsent plus rien.

Vous connaissez toutes et tous l’histoire de l’homme sur son lit de mort qui regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec sa famille, au lieu d’avoir travaillé avec acharnement. Même s’il a gagné beaucoup d’argent, même s’il est immensément riche, il ne peut rien changer.

Alors, au crépuscule de sa vie, juste avant de passer la petite porte de l’éternité, on ne regrette jamais de ne pas avoir travaillé plus. Ce que l’on va regretter, ce sont les moments forts que l’on a manqué. Qu’ils soient personnels (famille, amis, etc) ou professionnels (suivre sa passion, donner un sens à sa vie, etc).

Et tout ça, à cause du “travail”.

O brother !

Je m’étonne toujours moi qu’il faille travailler. (Ne me jetez pas encore une fois des pierres.)

Nos ancêtres très très lointains ne travaillaient pas eux. Ils allaient à la chasse, ils faisaient la cueillette mais bon sang, ça ne leur prenait pas toute la journée non plus ! Il avaient du temps pour d’autres activités tranquilles, cools, sympas comme peindre des grottes par exemple.

Saviez-vous que, plus proche de nous, les paysans du Moyen ge avaient beaucoup moins de journées travaillées que nous ?

Ce n’est qu’à partir de la révolution industrielle que le rythme a commencé à s’accélérer. Ceci dit, les progrès de la mécanisation auraient dû nous conduire à travailler moins, pas plus, non ?

Hors que se passe-t-il en ce début de XXIe siècle ? On n’a jamais autant travaillé pour gagner… pas tant que ça. Nous vivons à l’époque où nous avons les meilleurs outils de production et de management jamais créés, les plus efficaces, les plus performants, les plus pointus et pourtant, d’un autre côté, nos emplois du temps sont surchargés.

Vous ne trouvez pas qu’il y a un problème ?

Obole

Si les machines peuvent faire si bien et remplacer autant de boulots… il faut se poser la question : à quoi sert réellement notre propre travail ? A quoi ça rime de rester 35 heures ou plus accroché à son bureau ?

Ma réponse ?

A rien.

Cela ne sert strictement à rien. C’est un “travail” creux, c’est tout. Ici, je parle pour tous ceux et toutes celles qui s’ennuient ou détestent leur job. Vous bradez votre vie pour enrichir d’autres qui ont trouvé le moyen de vous faire croire que vous deviez agir comme cela.

Je pourrais vous donner des chiffres mais nous produisons beaucoup trop. Les industries pourraient se passer de beaucoup de bras. D’ailleurs, elles n’hésitent pas à le faire lorsque les machines ou les bras-moins-chers-ailleurs sont plus rentables. Donc non, même si on vous fait croire que c’est super important d’avoir un boulot, ce n’est pas vrai !

Je suis certain que la majorité des travailleurs pourraient arrêter de travailler demain et avec quelques ajustements, tout se passerait bien. On pourrait même leur donner un revenu garanti. La planète ne s’effondrerait pas. On ne mourrait pas de faim. Seuls quelques géants de l’industrie auraient un peu moins de dividendes. C’est tout.

Au dodo

Alors plutôt que de continuer à gaspiller mes années à faire un travail creux, j’ai préféré faire des choses qui me passionnaient. En ce moment, c’est écrire des histoires. Alors je les rédige parce que personne ne viendra me pousser à le faire. Et puis je regarde grandir mon petit garçon (8 mois !). Et puis je fais de belles siestes pour enrichir ma créativité. :)

C’est sûr que ça parait simple comme cela de sortir du système mais je reconnais que ce n’est pas facile. Je dépense sans doute moins que vous. Par exemple, au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas de voiture. Je n’ai pas eu de téléphone portable pendant 3 ans. Je n’ai pas ou très peu de vêtements de marque.

Je préfère vivre modestement plutôt que d’étaler une richesse superficielle. Ceci dit, je n’ai aucun crédit ou autre dépense qui grève mon compte en banque.

Ainsi, voilà pourquoi je peux dire : “…dans mon agenda surbooké, il y a le petit samouraï, l’écriture du volume 5 de La femme sans peur et les siestes.”

Au bout

Bon, pourquoi je vous dis tout ça ?

Pour me vanter ? Pour vous mépriser si vous “travaillez” ? Pour critiquer l’économie actuelle ?

Non, j’ai juste envie de vous dire que nous ne sommes pas des pions sur un échiquier que d’autres poussent, et que la personne qui pourra vous faire changer, c’est vous ! Tapez-vous sur l’épaule, réveillez-vous et imaginez-vous à la fin de votre vie… je vous garantis que cela vous donnera un grand coup de fouet afin de ne pas perdre une seule seconde de plus.

Moi ? Je retourne terminer ma formation Cloudbraining (CB20) sur le marketing des ebooks. Elle est tout en vidéo et sera en direct tous les jours à 19h00 (du 15 septembre au 5 octobre). Là oui, je vais devoir couper sur mes siestes mais ce sera un plaisir d’échanger avec vous. :)

Commentaires

42 commentaires pour “Pourquoi doit-on travailler ?… (Pour rien.)”
  1. Jeanne says:

    Un Cloudbraining surprise? Cachotier!
    Pour le prochain, tu devrais choisir le thème “comment gagner sa vie en travaillant moins”, pour décupler les imaginations.
    J’espère que tu passes un peu de temps avec la maman aussi!
    Des bises à tous les trois :)

    • Merci Jeanne ! Oui, ça c’est une excellente idée ! Couplée avec Les Ninjas de la vie, cela pourrait être du tonnerre. Je le note et à bientôt dans la zone “membres”. 😉

  2. Annick says:

    Tu as tout compris JP ! Et Jeanne a une superbe idée. :)

  3. Olivier says:

    Yeaahhhh ! Great Man ! Emancipate yourselves from mental slavery, none but ourselves can free our minds !

    Would you let the system….

    Amitié.

    • Merci beaucoup Olivier ! Je me demande ce que dirait Bob Marley s’il voyait notre monde d’aujourd’hui… en fait, il l’avait déjà vu venir comme le prouvent ces citations. :)

  4. Ghjuvan-Alivu says:

    Bob Dylan : “Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir”.

    Rimbaud : “La vie fleurit par le travail, vieille vérité : moi, ma vie n’est pas assez pesante et flotte au-dessus de l’action, ce cher point du monde”.

    Ghuvan-Alivu : “Continue comme cela, my friend, c’est excellent !”

  5. emmanuelle says:

    100% d’accord avec toi ! Le fonctionnement de la société va devoir changer afin de ne pas aller dans le mur et cela passe aussi par une remise en cause du travail tel qu’il est conçu actuellement.
    J’ai eu l’occasion de voir récemment le reportage d’Arte “Il est urgent de ralentir” : c’était tout simplement beau, encourageant et humaniste ; preuve qu’un nouveau monde est en marche !!

    • Merci Emmanuelle ! J’ai vu aussi le documentaire d’Arte qui est très intéressant. Cela va prendre du temps mais de plus en plus de gens, je pense, en ont assez de ce système. Tout ce que j’espère, c’est que les réformes se feront en douceur. 😉

  6. Anne says:

    Yeahh ! Voilà une vie magnifique et réussie ! Bravo JP ! Tu as tout compris ! Et tu es certain de ne rien regretter quand viendra le jour j ! :)
    A tout à l’heure sur le Cloud !

    • Quelle énergie Anne ! Est-ce l’effet de la sortie de ton livre d’héroïc-fantasy ? En tout cas, je crois que la formation tombe très bien pour toi. En avant !… sur les ailes d’un dragon ? 😉

  7. Super article, JP, dans lequel je me retrouve complètement même si mes petits samouraïs ont beaucoup grandi ^^
    Et le mieux, c’est que dans nos emplois du temps hyperchargés, on trouve aussi le temps de boire un café et de discuter 😉

  8. Amibe_R Nard says:

    Ah, de nouveau sur le pont du web.

    Il avaient du temps pour d’autres activités tranquilles, cools, sympas comme peindre des grottes par exemple.
    C’est vrai, dans le cool il y avait :
    – je sors en courant pour échapper à l’ours dans la grotte,
    – je slalome comme un malade entre les tigres/lions et autres félins de la plaine,
    – je bondis à gauche, à droite, au centre, au milieu pour esquiver les mammouths mécontents ou les autres troupeaux de bovins pas farouches, mais facilement énervés : style rhinocéros, buffles au sang chaud…

    Je cours, je cours, je cours, j’au se-cours ! 😉

    Et je cherche aussi à manger, parce que manger il faut bien, même si ce n’est pas tous les jours.
    Ça, c’était cool pour l’intestin, il prenait le temps de digérer. En plus, on prenait le temps de bien savourer son plat, parce qu’on avait pris le temps de le trouver… après avoir pas mal couru ! ;o)

    Manger les fruits et les légumes qu’on a cueillis soi-même.
    Manger les coquillages qu’on a cherchés pendant des plombes sur les bords de plage.
    Un tout autre goût !

    A quoi ça rime de rester 35 heures ou plus accroché à son bureau ?
    A part discuter entre amis, autour de la machine à café. Vrai, ça ne sert pas à grand-chose.
    Mais, devant la machine à café, est-on encore scotché à son bureau, tel splatch la mouche ?

    Ah si, le bureau sert à aller sur Internet pour taper la tchatche ou consulter les sites Web avec un bon débit. (une à deux heures par jour suivant certaines études), sinon on tape la discute avec les autres collègues… en regardant souvent sa montre. La montre, c’est le symbole de l’ennui.

    Bref, on a un boulot pour avoir des relations sociales. :-)
    D’accord, surtout pour avoir un salaire à la fin du mois. Salaire dont on nous ponctionne 60 % en permanence… entre nous soit dit.
    Et puis après tu enlèves 30 % sur tout ce que tu achètes pour financer la publicité. 50 % de pub sur les médicaments…
    A ça, tu escamotes entre 5 et 20,6 % pour la TVA et ça te donne une idée mordante sur ce que l’on gagne vraiment et à quoi on le dépense.

    Pour surconsommer !

    Quand on calcule un peu la surface occupée par les meubles et qu’on le rapporte à son loyer, on se rend compte du coût annuel de chaque objet… qui prend la poussière.

    Moins de consommation = moins de pollution.
    Moins de vitesse = moins de stress.
    Et le stress, c’est la pollution du corps.

    Avant les paysans faisaient la sieste durant les heures chaudes… et personne n’y trouvait à redire.
    La terre non plus.

    Tu as raison Jean-Philippe, c’est bien l’industrialisation qui nous a rendu branques et malades du travail à tout prix.

    Et quand tu connais l’origine du mot travail…

    De l’ancien français travail (« tourment, souffrance ») (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripalius du latin tripalium (« instrument de torture à trois poutres »).

    Ce “tripalium”, qui est un instrument de contrainte, voire de torture, laisse ainsi entendre le “travail” comme étant effectué de force, à l’instar de l’activité de l’esclave.
    Le “tripalium” est ainsi un “dispositif servant à immobiliser les grands animaux” pour le ferrage ou pour les soins.

    Le mot “travailler” nous vient par là, via le moyen âge, du latin courant “tripaliare”, contraindre avec le “tripalium”

    Tu te demandes, de quoi, de qui suis-je l’esclave ?
    Est-ce que j’ai vraiment besoin de me “soigner” de cette façon ? 😉
    L’Amibe_R Nard

    P.S. : Quelle est votre réaction en lisant ce paragraphe juste au-dessus ?
    Ne pas être “débordé” avec un bébé… comment fais-tu ?
    Tu as un secret… ou une femme. :o=)
    Soigne-toi bien pour cette rentrée.

  9. Amibe_R Nard says:

    J’aurais dû mettre : Soigne-toi bien pour cette rentrée… sans tripalium ! :o)
    l’Amibe_R Nard

    • Ah L’Amibe, tu nous en avais mis encore une belle couche… et de qualité ! Je ne la découvre que maintenant et je m’en excuse. Allez au tripalium lit. 😉

  10. Bregman says:

    Je partage complètement ton point de vue, Jean-Philippe. J’ai été salarié pendant dix ans en agence d’architecture et si j’étais resté chez moi pendant six ans, ce n’aurait eu aucune répercussion sur ce qui a été réellement construit. Nous travaillons sous la pression de ceux qui paient. Les employés sous la pression de leurs supérieurs, et les patrons sous la mression de leurs clients qu’ils ne veulent pas perdre. On dit oui à tout, on travaille en dépit du bon sens, on ne prend plus le temps de communiquer, d’analyser les besoins réels et de faire ainsi l’effort de répondre à la bonne demande. Les administrations ne sont pas en reste. Débordées, elles exigent des pièces complémentaires injustifiées simplement pour pouvoir prolonger en toute légalité leurs délais de réponse. Nous travaillons trop… sans réfléchir, sans prendre le temps d’anticiper sur les problèmes. Et oui, nous produisons trop, nous consommons trop, et on nous raconte que des conneries : il n’y a pas assez de logements par exemple… Ah ah ah. Et si on commençait par s’occuper de tous ceux qui sont vides ?!
    L’impératif de croissance nous mène à notre perte. Il est le cancer de notre société… Et le poison de cette planète.
    Vive l’écriture 😉
    1000 mots hier. Objectif : 1000 mots aujourd’hui. Au vu de toutes les recherches déjà faites et du plan déjà bien mâché, ce ne devrait pas être trop difficile 😉
    Bonne journée et à bientôt !

  11. Bregman says:

    Et autre chose : moi, je dois l’écriture de mon premier roman à mon deuxième bébé (qui a 7 ans aujourd’hui). Comme elle n’a pas fait ses nuits pendant deux ans et demi, quand j’avais du mal à me rendormir, j’écrivais. Le premier jet a pris forme sur un blog. 2 à 3 épisodes publiés par semaine, en partenariat avec un illustrateur, et l’aventure a duré plus d’un an et demi. C’était magique.
    Alors profite bien de ces moments “promenades en poussettes”. À quand “faire un bébé sans peur” ?! 😉

    • Merci Charlie pour tes commentaires excellents que j’ai manqués et quelle belle histoire ! En tout cas, je note l’idée du bébé sans peur… ça va dépoter ! 😉

  12. Hend says:

    Tout a fait d’accord avec vous , je pense que notre vie est trop courte pour la passer a accumuler de l’argent , c’est d’ailleurs grace a vous que j’ai laisse tomber mon travail parce que j’ai compris que ma vie aurait plus de sens sans lui , que c’est seulement en allant au bureau toute la journee que je m’eloigne de mes reves et mes ambitions , c’est vrai on peut avoir bcp d’argent mais chaque seconde qui passe de notre vie est aussi le prix qu’on paye pour le gagner!

    • Super Hend ! Et désolé d’avoir manqué ce commentaire ô combien important : quelqu’un qui décide de se prendre en main, ça se fête ! 😉

  13. Super article :)

    Il me semble que la fameuse “crise” résulte d’un ras-le-bol encore inconscient pour beaucoup de gens : ils en ont plus qu’assez d’aller tous les jours faire un travail qu’ils détestent, mais une autre partie d’eux-même est persuadée qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

    Heureusement qu’il y a de plus en plus de gens qui commencent à voir les choses autrement, et à sortir du métro-boulot-dodo pour se créer une façon de vivre qui a vraiment un sens.

  14. chrissie says:

    J’étais “ailleurs”, me revoici sur votre blog Jean Philippe et je tombe pile poil sur cette rubrique consacrée au travail
    Je vais essayer d’être concise
    Je viens donc de réaliser (après très long cheminement cérébral personnel,et quelques rencontres avec des proclamé coachs, des thérapeutes et j’en passe) que je n’aimais pas TRAVAILLER
    Il y a des circonstances atténuantes Monsieur le Juge: 25 ans dans une grosse entreprise où j’ai occupé tous les postes seyant à une scanneuse invétérée 😉 mais toujours en étant une subordonnée et souvent un pion
    Je n’ai jamais fait de plan de carrière, j’aurais peut-être dû
    En tout cas aujourd’hui “ça la fait plus”

    J’ai pris un congé sans solde, et je suis présentement expatriée en Irlande, où je me trouve fort bien
    Mais cette équation insoluble pour l’instant : comment faire pour “vivre sa vie plutôt que de la gagner”( je paraphrase un excellent thérapeute très perspicace sur bien des points mais là tout est dit non?)
    J’étais venue en Irlande avec un contrat de travail avec un géant américain des IT, je ne peux le nommer, secret défense mais son logo est omniprésent dans notre société
    J’ai tenu 6 semaines et suis partie avant d’y laisser ma santé et mon âme (poste ingrat en centre d’appels, spécialité irlandaise)

    Réalité économique : je suis seule à subvenir à mes besoins, je ne peux toucher d’indemnités ou d’aide sociale; je ne me nomme point Rockefeller ou Paris Hilton–tiens faudrait lancer un sujet sur cette donzelle, le summum du néant— elle n’a QUE de l’argent….pour le reste…

    je m’égare

    donc “subvernir à ses besoins”, ce qui est plus politiquement correct que “payer les factures”

    does anyone have an idea ?? :)

  15. Annick says:

    Bonjour,
    Je lis le message de Chrissie et je comprends oh combien sa problématique, ce qui me donne envie de témoigner également.

    En effet, je me rends compte que je n’aime pas non plus travailler du moins comme notre socité l’entend. Je m’y suis pliée un bon bout de temps n’ayant à l’époque aucune autre vision et pensant comme le petit mouton que c’était la règle.

    Or, les aléas de la vie et un caractère disons “revêche” ont fait que je me suis arrêtée et j’ai regardé ce monde qui décidement ne voulait pas de moi puisque je m’ennuyais très vite dans le circuit “normal”.

    Après une période de vaches très maigres, je me suis démenée pour rentrer dans une institution. J’y suis contractuelle mais je me rends compte que c’est peut-être pire. Je ne m’y épanouie pas du tout et chaque jour qui passe est un jour de frustration, de muselage. grrr… au point d’avoir eu la semaine dernière une crise d’overdose. Encore une ! Beh on fait ce qu’on peut !

    Donc opération replis et chekup complet ! Et… mise en évidence de la question insoluble qui concerne le “subvenir à mes besoins”. Pas glop, l’histoire car mon portefeuille n’est grand seigneur ! Il rechigne à m’offrir de grosses coupures à peine daigne-t-il y mettre quelques pièces jaunes qu’il me faut dénicher au fond de la pochette.

    Le point de cassure est cerné c’est un fait. Mais quelqu’un a piqué les bottes de 7 lieues pour atteindre l’autre berge, celle du pays où l’on y est bien, où l’on fait ce que l’on aime et où le travail est synonyme d’épanouissement.

    Après un loong cheminement, j’ai trouvé mon ikigaï mais comme Paris ne s’est pas construit en un jour, il faut faire des compromis, ou du moins essayer… Enfin, je n’en sais rien du tout. J’ai les yeux bandés et j’avance à tatons.

    Bon, quand j’aurai trouver le bon deal, je donne la recette.

    😉

  16. chrissie says:

    Merci Annick pour ce témoignage et la promesse du “bon deal”, je prends !
    Je me demande si le deal n’est pas déjà écrit quand on vient au monde, comme le karma, si tant est que je maitrise cette notion très galvaudée
    Ce qui rend facile l’expression “avoir un mauvais karma”
    Bref…

    Je découvre le concept de ‘ikigaï’, ça me plait bien
    Je le cherche depuis toujours je pense mais là je commence à sécher un peu
    J’essaie d’avancer, de profiter de ce qui se présente, être opportuniste,vivre l’instant présent, écouter les petites voix intérieures mais aucune ne semble pointer dans la bonne direction

    Chienne de vie

    Vous savez par rapport à l’argent,j’ai toujours vécu confortablement, déjà enfant, mais aussi dans ma vie professionnelle adulte.Figurez vous que j’ai le statut de fonctionnaire, au sein d’un grand groupe de télécoms, privatisé en 1991 et qui brasse beaucoup d’argent ( :) ).J’ai toujours touché un salaire confortable, sauf lors de mes escapades vers les “ailleurs”( ai fait des incursions dans plusieurs pays, même pas foutue d’y trouver mon ikigaï,peut-être envisager alors le Japon??)
    Et là je viens de mettre en péril cette “zone de confort” pour m’exposer grave aux emmerdes et qui sait…au fin fond de mon bas de laine, et après Inch Allah hein!
    Je cherche du travail (tout en sachant que je ne veux pas travailler lol) depuis plus de 15 jours mais quand on ne colle pas on ne colle pas, aux schémas , aux demandes du “marché”

    Bon enfin il y a des choses intéressantes à échanger grace à Internet, formidable outil

    Bon courage Annick
    De toute façon dès qu’on sort d’une galère, y’en a toujours une autre derrière
    (ce sera ma part de mauvais esprit spéciale Halloween!!!!)
    Garder un certain sens de l’humour et d’autodérision je sais 😉

    chrissie

  17. Annick says:

    Hello Chrissie,

    Voilà un échange très plaisant ! Je me permets de poursuivre, ce qui va peut-être nous permettre l’une et l’autre de désépaissir le brouillard ambiant.

    A propos d’Ikigaï, je compte sur JP pour y mettre son grain de sel. En quelques mots en ce qui me concerne, j’ai rejoint en 2012, le groupe de Cloudbraining dont le manager est JP. J’y ai trouvé des concepts forts utiles pour la remotivation, la recherche de ce qui fait vibrer (Ninja de la vie ! Yehh ! et sa fameuse méthode SASHIMI), et un groupe de potes venant d’horizons multiples qui fait que la richesse des échanges est démultipliée.

    Je ne pense pas que tu sèches sur sa recherche (de l’Ikigaï) peut-être ne te poses-tu pas la bonne question à son sujet. Facile hein comme réponse ! 😉 Cependant, je te comprends amplement, car si comme moi, il est devant ton nez, il est fort à propos que l’évidence ne vient pas immédiatement. C’est encore avec l’aide du groupe de Cloudbraining qu’il a surgit un beau matin de juin. Le tout bien sûr, est de maintenant étudier la possibilité d’en faire mon gagne-pain.

    Donc, il y a encore un cheminement à faire avec l’évidence probable de devoir se jeter à l’eau et faire taire ce fichu cerveau qui ne sait que mettre des bâtons dans les roues de l’impulsion du coeur. Il est normal d’avoir la trouille mais si on ne fait rien, il ne se passe rien ! Bel adage que celui là, sauf que la question majeure s’impose : est-ce que je sais nager ? On en revient à mon histoire de deal. D’ailleurs, avec qui fait-on se deal ? That’s the question !

    Quant aux galères, l’expérimentation de ces dernières, pour bon nombres d’entre-nous, en sont experts. Pas besoin de passer des diplômes, la validation est acquise. Cependant, penser qu’une autre est aussitôt derrière celle dont on sort me semble un mauvais chemin car le penser, c’est déjà le créer. Oui, ça paraît bizarre comme ça mais c’est tout à fait réel. Je ne sais quel sociologue ou philosophe (Pierre Bourdieu, peut-être… j’ai oublié) disait que la vision d’une chose n’était absolument pas figée. En effet, la chose justement n’est pas plane. Elle a une forme, une consistance. Et celui qui la regarde a des jambes pour se déplacer. Alors cette chose, vue dans un certain angle peut paraître tout à fait hideuse. Il suffit de faire 4 pas d’un côté ou de l’autre, de se pencher, ou de monter sur une chaise pour la regarder autrement. Et, voici que le regard vers cette chose fait découvrir un tout autre aspect d’elle-même. La lumière qui y reflète peut lui donner un scintillement magnifique. C’est valable pour les choses matérielles comme immatérielles.

    Je te rejoins aussi dans la nécessité de garder le sens de l’humour et de l’autodérision. Je m’amuse terriblement à me regarder faire parfois. Ma gaucherie est vraiment à mourir de rire et cela arrive souvent quand je veux être très sérieuse. Ca me mène parfois à l’hôpital et ça fait rire aussi les médecins.
    Donc, j’ai décidé de faire les choses sérieuses en étant pas sérieuse moi-même. J’ai décidé de rire des choses improbables qui peuvent arriver.

    Voici une anecdote sans conséquence néfaste sur ma personne : le 7 juillet je demande par mail à l’Université de Montpellier l’édition de mon diplôme de licence que me réclame ma DRH. J’apprends de ce fait qu’il faut un délai d’un à deux mois.
    Le 29 septembre, n’ayant toujours rien reçu, je recontacte l’Université qui me répond qu’elle ne sait pas de quoi je parle. Je renvoie copie des documents expédiés le 7 juillet. Pas de réponse.
    Le 3 octobre, re-mail dans lequel j’exige un délai et une réponse quant à l’édition de ce diplôme. Aussitôt, je me fais incendier et mon interlocutrice me répond qu’elle sait ce qu’elle a faire ! (Là, je me bidonne car rien n’a suivi depuis le 7 juillet !).
    Le 6 octobre, je reçois un nouveau mail de cette même personne qui me demande de lui renvoyer tous les documents car ils sont perdus !
    Stuppeur de ma part. Je tangue entre l’envie d’écrire une réponse qui en dit long sur mon agacement ou bien je me dit que c’est pitoyable dans un éclat de rire. J’ai choisi la seconde option.
    Mais, l’histoire ne s’arrête pas là ! Ma DRH revient à la charge et je lui explique ce que j’ai fait et que j’attends toujours. Manifestement, elle doute. Qu’à cela ne tienne, plutôt que de tenter de me justifier sur un truc qui ne relève pas de ma compétence, je lui renvoie l’échange de mails avec l’université.
    Je n’ai de nouvelles, ni de l’une, ni de l’autre !

    Alors mauvais karma ?
    Je ne pense pas. Il faut bien que la vie s’amuse aussi ! 😉

    Une question : es-tu revenue sur le continent ou es-tu toujours en Irlande ?

    J’ai longuement disserté et il est temps que je retourne à l’écriture “sérieuse”.
    Bon courage Chrissie et prends soin de toi.

    PS : oups, je viens de m’apercevoir que je t’ai tutoyée tout le long de cette réponse. Sorry, c’était dans le flow de l’action. Je reviendrai au vouvoiement si cela t’agréé mieux.
    A plus tard.
    Annick

    • chrissie says:

      Bonjour Annick,

      non je n’avais pas disparue, juste très occupée, sorry!
      Suis toujours à Cork où je me sens très bien

      tu peux me tutoyer, le vouvoiement m’est assez inconfortable d’ailleurs:)

      ceci dit ne devrions nous pas converser par email, pour ne pas “polluer” le blog de Jean Philippe?
      cela ne me dérange pas d’exposer mes diatribes et mes opinions, tant que la CIA ne vient pas me choper et m’accuser de tenir des propos dangereux!!

      trèfe de plaisanterie…et pourtant…tu es donc une version toute particulière de Pierre Richard, dans ses rôles où il lui arrive tout un tas de péripéties, de gamelles etc…? lol

      j’adore tes expressions “Pas besoin de passer des diplômes, la validation est acquis” et “Il faut bien que la vie s’amuse aussi !”
      finement dit et je “plussoie”

      je me plait parfois à dire (à des interlocuteurs sélectionnés, qui ont un minimum de vécu et de réflexion personnelle of course)”life is a bad joke played on us”
      ou bien employer le terme de “facéties de la vie”
      tout cela dédramatise, y compris quand on en bave grave pour parler moderne!

      après tout qui tire les ficelles,y’a-t-il des ficelles,où suis-je, où cours-je,dans quel état j’erre, ce genre de choses??
      mon cerveau admet et s’éclate à concevoir que TOUT EST POSSIBLE,y compris que rien ne sert à rien, le karma, le fait d’être HQI, scanneur ou modeste quidam qui passera probablement toute sa vie à essayer d’être quelqu’un de bien,,,

      alors j’ai probablement concocté ma vie dans une sorte d’équilibre entre :
      – en profiter, vivre le jour pleinement, (j’ai les sens très développés et une curiosité maladive sur tout, alors difficile de ne pas faire usage de tout cela)
      – continuer à chercher dans l’introspection et les contacts avec autrui, un autrui qui peut-être sait quelque chose que je ne sache déjà et éclairerait un peu ma route…j’ai un sacré cursus de ce côté là, je t’en dis plus si tu les souhaites, y’a 30 ans de ” divers voyages” et d’aventures, c’est dire
      – garder un minimum de contact avec ma famille qui m’ennuie terriblement, pas sur la même longueur d’ondes et d’aucun soutien moral ou affectif, suis Calimero, personne ne m’aime !!!!;)

      pour ce qui est de l’ikigaï et du Cloudbraining, cela consiste en quoi, comment me faire une idée de la chose?cela se pratique, s’apprend, se ressent ?
      je n’ai que trop expérimenté dans ma vie, je ne voudrais pas me lancer dans un “travail” (on en revient toujours à ce foutu mot/maux!!!) qui se révèlera disons inutile, ou qui apporterais encore plus de confusion dans ma vie

      ceci dit je pars “de loin”,je suis embarquée sur un chemin où tout est de travers,enfin, ne serait-ce que m’infliger 28 ans au sein de cette entreprise, cette grosse machine, c’est tellement absurde que les bras m’en tombent pour ainsi dire
      je me dis que là il est temps de rectifier le tir

      tir et grosse machine, des mots durs et lourds…
      sans doute me suis-je sentie étouffée, muselée aussi, dans ma vie familiale puis professionnelle

      maintenant cela va changer, sortons cette créativité du fond de soi n’est-ce pas ? Et donnons du sens…

      Bon tu me dis si on continue par email ou autre ?
      je n’ai que fort peu l’occasion d’avoir des échanges « intelligents » et « enrichissants », enfin tu comprends…

      Bonne et belle soirée à toi

      Christine

  18. Annick says:

    Hello Chrissie,

    Je prendrai le temps de te répondre en privé. J’ai demandé à Jean-Philippe de m’envoyer ton mail en MP (mais il est très occupé avec Trinity ;)).
    Je suis moi aussi très occupée. Je profite d’un arrêt maladie pour finir mon guide de l’énergétique et il me donne du fil à retordre (enfin c’est de ma faute, si je ne l’avais pas tout démonté…
    D’ores et déjà, je te remercie pour le beau compliment que tu m’adresses. Je te le retourne également.

    Très bonne journée.
    Annick

    • chrissie says:

      ok il faut respecter le timig de chacun n’est-ce pas?

      bon je peux te donner mon adresse mail ici mais peut-être est-ce déconseillé?
      je crois encore suffisamment en l’honnêteté de mes congénères qui n’oseraient point me pirater et me causer des ennuis n’est-ce pas?? 😉

      à plus
      Christine

      • Désolé Annick et Chrissie de ne pas suivre votre passionnante conversation ! Le volume 5 de La femme sans peur et sa version anglaise me prennent beaucoup de temps. 😉

        Ne mets pas ton adresse ici Chrissie, par contre je peux la passer directement à Annick, si cela te convient. :)

  19. chrissie says:

    Bonjour Jean Philippe,
    désolée d’avoir squatté le blog aussi longuement
    quand je suis partie moi on ne m’arrête pas, les idées fusent et se couchent naturellement sur le papier
    ravie d’avoir rencontré Annick grace à ton blog, encore une BA à ton actif non??

    pour le mail, c’est OK, donne lui mon email ch******

    Bonne et belle journée ou soirée selon
    Je suis en Irlande et il est 19h46

    :)

    • Tu ne squattes pas Chrissie, tout le monde apprend en lisant votre échange. :)

      En fait, vous rendez service à pas mal de personnes qui sont en mal de points de références. Alors tous ceux et celles qui lisent votre dialogue font la comparaison en se disant : “Ah oui, et moi où j’en suis ?”. Cela leur permet de se situer et d’agir (ou pas) en conséquence. Donc merci à toutes les deux pour votre transparence. 😉

      Sinon, pour l’ïkigai, c’est un sujet simple que notre société occidentale s’est amusée à complexifier. C’est en gros, pour moi, un ensemble de talents/compétences/expériences/vécus qui un jour te font dire : “C’est ça que je veux faire !”

      On peut avoir plusieurs ïkigais dans sa vie, ils peuvent être de vrais boulots tout comme des hobbys financés par un job alimentaire. C’est chacun qui décide. Il n’y a pas de règles (de carrière ou de “bons points”). Alors c’est certain, pas facile, de le trouver dans notre société qui nous place dans des petites boites après une flopée de tests corrigés par ordinateur.

      Il y a presque 5 ans (déjà !) j’avais écrit un article que tu trouveras ici sur ce concept. Il faudrait que je le mette à jour… un jour. 😀

      Je passe ton mail à Annick et merci encore à toutes les deux pour cette belle discussion !

      PS : Le prochain Cloudbraining mi-novembre est justement sur les Ninjas de la vie. 😉

  20. Annick says:

    HEllo,

    Merci Jean-Philippe, j’ai bien reçu l’adresse.
    Tu sais, mes gaucheries font finir par en faire ma légende 😉 Tant mieux si nos galères permettent de dédramatiser des situations de tes lecteurs.
    Le concept d’Ikigaï est effectivement très simple, une fois que le brouillard dans les neuronnes s’est éclaici 😉
    Je souhaite que Chrissie nous rejoigne sur CB, ça va lui faire du bien, j’en suis convaincue.
    J’arrête là mon bavardage.
    Chrissie, je t’envoie illico un mail perso.
    Allez zou , à très bientôt.

    • Cool Annick ! Reste toi-même. 😉

      Pour Cloudbraining, je fais de moins en moins de pub pour que le groupe reste gérable et de taille humaine. Il y aura une annonce sur cette page et si cela intéresse Chrissie, elle pourra alors tester la formule. 😉

  21. Ccile says:

    C’est un bonheur de te lire Jean-Philippe.
    Tu choisis le temps et tu le dilates à ta guise… Je trouve que tu as bien raison! Mais tu sais qu’il paraît que tu pourrais avoir le temps et l’argent? Tu ne lis pas ça sur le net:-)?
    On a tous notre perception du temps : tu fais des siestes mais tu te lèves à 5h00 du mat si mes souvenirs sont bons… Et quand bien même tu vas me dire! Je suis ok!
    Je change de sujet : 10 volumes de la femme sans peur! (je ne sais plus si j’ai lu ça ici ou dans l’article précédent) Quelle nouvelle! Tu veux dire que nous allons attendre le 10e volume pour une 2e nuit d’amour? Ce n’est pas possible….:-)

    • Tu me fais bien rire Ccile avec ton commentaire ! Tu conclus déjà que Trinity et Gianmarco ne se retrouveront qu’au volume 10… et si c’était avant ? Ou jamais ? 😀

  22. Paul says:

    Merci Jean-Philippe pour cet article !

    Je pense également qu’il est important de ne pas se laisser engouffrer par le système et la suprématie du : « plus » « plus vite » et « toujours plus efficient ».

    Je recommande la lecture du livre de Stephen Covey à tout le monde…ainsi qu’à moi-même (j’en connais les grandes idées, mais il me faut encore dévorer et étudier en détail ce pavé) : « Les 7 habitudes ce ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent ».

    Deux idées, dont une que tu as indiquée explicitement dont ton article, ont également été exposées par Stephen Covey et peuvent constituer de bons exercices:

    (1) Vous imaginer à la fin de votre vie. Que voulez-vous avoir accompli ? Quelles expériences auront marqué votre vie ? Quel sera votre legs / contribution à l’humanité ?

    (2) Déterminer (en conséquence) vos priorités dans la vie. Et leur donner la priorité.

    Votre priorité est-elle de travailler chaque jour pendant 40 ans dans un job qui ne vous épanouit pas, mais au contraire qui vous ennuie et vous stresse ?
    Peut-être n’est-ce pas le bon moment pour changer de job ? Mais quand est-ce que ce sera le bon moment ? Demain ? Mais demain, vous vous apercevrez probablement que ce n’est pas le moment idéal non plus…et vous remettrez toujours à plus tard…jusqu’à votre retraite…jusqu’à…jamais ?

    Les gens ont tous tendance à commettre la même erreur. Nous vivons dans une ère d’information et nous avons donc accès aux solutions nous permettant de contourner les pièges les plus courants de l’existence. A nous de prendre la décision d’utiliser ces solutions.

    Comme le disait Joseph Campbell : « follow your bliss ». Suivez donc ce qui vous fait du bien et qui vous rend heureux, et laissez tout le reste de côté.

    Il s’agit là d’une belle leçon de vie je pense.

    Paul

    • Excellent Paul ! J’ai lu, il y a longtemps, le livre de Covey et il m’a vraiment bien aidé pour m’ouvrir les yeux. Merci en tout cas pour toute cette série de conseils détaillés. 😉

  23. bripatou says:

    Bonjour,

    Moi, j’adore travailler mais actuellement, je travaille pour payer ma saisie sur salaire des impôts car donner presque 2 mois de travail gratuitement chaque année, cela commence à peser surtout lorsque tu n’arrives plus à vivre avec ce que tu gagnes, bien avant la fin du mois vers le 12 plus rien car loyer, eau, électricité sans compter surtout les impôts, taxe d’habitation, taxe sur tout, ce qui me rassure c’est que je ne suis pas la seule, beaucoup de gens avec qui je discute en ont marre de ne plus pouvoir vivre, se soigner en travaillant. Qu’est ce que ce monde aujourd’hui.

    • Merci bripatou pour ce témoignage ! Je suis certain que beaucoup de personnes sont dans votre situation et ne voient aucune issue possible… c’est ce que je voulais expliquer à propos du “système”. Avez-vous l’espoir d’en sortir ?… Oui, j’espère ! :)

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