Comment vaincre la paresse

Par le 13 August 2009
dans Solutions simples

Une petite recompense après le timeboxing

Lorsque nous avons des choses à faire et que nous les repoussons à plus tard, nous savons que nous courons au devant de problèmes. Cette résistance, cette “paresse” apparente, comme vous, je la connais bien. Pour nous aider, il existe une méthode toute simple pour avancer dans son travail.

Définir le noeud du problème

D’abord la difficulté ne vient pas spécialement d’un manque de volonté. C’est juste une question de motivation. Il y a des choses que l’on doit faire, des coups de téléphones à passer ou des mails à envoyer qui n’ont rien de passionnant. Si on attend trop, on risque de tout bâcler à la dernière minute avec les risques d’erreurs que cela inclut ou les décisions vite prises qui ne seront pas les bonnes.

Pour éviter cette situation, l’idéal serait de liquider ses tâches au fur et a mesure qu’elles apparaissent. Mais je ne parle pas dans cet article de comment organiser son travail. Je ne m’intéresse qu’à ce moment précis où l’on décide ou non de passer à l’action.

C’est un moment fascinant. Dans mon cas, il m’arrive d’hésiter, de peser le pour et le contre, de me demander par quoi commencer, de perdre petit à petit ma motivation, de surfer sur le net et… après plusieurs heures, rien de concret n’a été accompli. Je suis aussi un adepte de la sieste, sauf que pour moi la sieste, elle peut être à n’importe quel moment de la journée! ;)

Je me suis rendu compte qu’il me fallait trouver un système qui me force à accomplir mes tâches inintéressantes. Je ne pouvais pas toujours me faire confiance pour passer à l’action. Alors, depuis plusieurs années j’utilise un système qui s’appelle le timeboxing, un système qui m’a rendu bien plus efficace.

Comment ça marche le timeboxing?

En français ça veut dire le ‘temps en boite’. On va vraiment mettre le temps en boite :)

A l’origine c’est un système qui avait été créé par les développeurs de logiciels et qui a ensuite été repris par tous ceux qui voulaient être plus efficaces dans leur vie quotidienne. Pour l’utiliser vous n’avez besoin que d’un minuteur de cuisine, d’une montre ou alors d’un réveil.

Supposez maintenant que vous deviez faire vos comptes pour savoir où vous en êtes dans vos dépenses mais, parce que ce n’est vraiment pas intéressant à faire, vous repoussiez toujours le moment de prendre la calculette. Asseyez-vous face à votre pile de factures et demandez-vous combien de temps maximum vous pouvez passer sur cette comptabilité? 10 minutes? 20 minutes? 30 minutes? Ne vous surestimez. Le but n’est pas de finir votre comptabilité mais de juste la commencer. Ne vous mettez pas la pression. Vous décidez que, grand maximum, vous supporterez votre “compta” pendant 10 minutes.

Avant de commencer, et ceci est très important, pensez clairement à ce que vous vous offrirez en récompense si vous atteignez votre but. Lire un article sur le net? Une petite bière? Un bon thé? Un carré de chocolat? 20 minutes de sieste? (ça c’est pour moi!) Quand vous avez choisi, réglez votre minuteur sur 10 minutes et ne réflechissez plus! Commencez à travailler tout de suite sur vos comptes en vous disant que dans 10 minutes, il y aura un bon petit café qui vous attendra.

Au début ce sera dur. Mais très souvent, au bout de ces 10 minutes, vous allez vous rendre compte que votre résistance à la compta est beaucoup plus molle. Vous allez vous dire, “C’est pas trop dur. Je peux encore en faire un peu.” Alors n’hésitez pas, rajoutez 10 minutes au minuteur. :)

Au bout de ces 10 nouvelles minutes vous vous direz peut-être, “là j’ai presque fini, autant aller jusqu’au bout.” Ainsi sans trop d’effort et sans volonté particulière, vous finirez vos comptes. Ensuite vous pourrez aller vous délecter en lisant cet article sur le net ou dans votre magazine favori. Vous pourrez déguster une bière fraiche ou savourer un chocolat chaud, qui auront meilleur goût parce que vous serez content du travail accompli. Je ne vous parle même pas d’une pêche juteuse!

La magie du timeboxing

L’idée du timeboxing, qui est très utilisée dans le monde, c’est de tromper votre esprit. Quand vous faites face à un travail qui ne vous motive pas ou de longue haleine, ça fait peur. Si vous devez écrire un essai, une rédaction ou alors des articles pour votre blog, parfois la tâche parait insurmontable. Avec le timeboxing, la peur disparaît. Ce ne sont plus des heures que vous allez passer à votre bureau mais 10-15 minutes au maximum, ce que votre mental peut accepter. Le but du timeboxing c’est vraiment de contourner cette résistance de notre esprit à accomplir les tâches nécessaires mais peu intéressantes.

Maintenant, vous allez me dire, et si au bout de 10 minutes vous vous jetez sur votre thé et ne voulez plus entendre parler de votre tâche? Pas de problème. Vous aurez un tout petit peu progressé et selon le temps qu’il vous reste pour la terminer, vous y reviendrez régulièrement par tranches de 10 minutes ou plus.

C’est pour ça qu’il faut s’y prendre à l’avance. Le timeboxing ne pourra pas vous aider si vous devez finir votre rédaction aujourd’hui. Par contre “timeboxez-là” dès que vous la recevrez et votre rédac avancera presque toute seule (J’ai bien dit presque.)

Au-delà des choses ennuyeuses

A partir de maintenant, la paresse n’existe plus pour vous. Car le timeboxing vous aidera dans ces tâches qui ne vous motivent pas ou quand vous avez besoin d’être un peu poussé. Il peut aussi être utilisé dans d’autres domaines. Une réunion de travail peut utiliser le timeboxing. Un coup de téléphone. Quand vous voulez faire du sport.

Alors essayez et dites-moi comment vous avez utilisé le timeboxing. :)

(Photo: Savannah Grandfather)

Commentaires

89 commentaires pour “Comment vaincre la paresse”
  1. yop says:

    Pour moi cette méthode n’est pas efficace car, à chaque fois que le minuteur se mettra en route, je ne regarderais qu’impatiemment les minutes s’écouler sans poursuivre mon objectif et en ne pensant qu’à la “récompense” finale…

  2. RANDRIAMAHANDRY says:

    Merci beaucoup Jean Philippe!!! j’apprécie déjà votre méthode, comme déjà fait. Pour moi la phrase “liquider ses tâches au fur et a mesure” et je pense que la commencement et on verra le reste. D’autre part, quant on résolu un problème cela implique un nouveau problème. Le problème c’est quant on veut liquider les tâches au fur et a mesure, il y a toujours des imprévue. Comme par exemple les amis dit laisse le demain tu auras le temps demain, etc etc, viens tu peut réparer mon appareil photo, je besoin parce que c’est le mariage de patati patata etc etc, aller,s’il te plais, s’il te plais… vous voyer? Ce qui implique que si on discute 24h/24, on ne peut pas résoudre notre problème même a 70/100, parce que la résolution provoque toujours de problème. Surtout on est paresseux.
    D’autre part, Karl Jaspers disait:”celui qui ne veut agir et parle que justement ne fait rien du tout”. Alors je veut essayer votre méthode. Peut être aussi que nous peut résoudre notre problème, mais le problème c’est qu’on ne peut pas réfléchir sans votre phrase excitante. Ce pour ça que je vous remercie infiniment. Votre étude est très utile afin de nous aider a vaincre la paresse.

  3. gesnot says:

    merci, mais j’aurais voulu savoir si la paresse est une maladie, et un manque de confiance en soi, pour ceux qui sont victimes de ce fléau?

  4. RANDRIAMAHANDRY says:

    A mon avis par fois maladie pourquoi?( si on fait quelque chose = mal au dos,… problème physique. Solution SPORT). Par fois esprit qui aime trop le loisir, relax,….
    Conclusion: c’est pas un manque de confiance en soi, mais quelqu’un qui doit exciter et imposer un discipline impératif par un autre. Afin de maitriser le temps en soi.

  5. math says:

    Travail/Paresse ( loisirs ) sont selon moi indissociables, le tout es une question de dosage et de volonté . Pour ma part je suis autant sérieux au travail que ” traînard ” a la maison

    conclusion: la paresse c’est rien que de la démotivation car on peut décider à tout moment de choisir de faire ou de ne pas faire .

  6. Excellente stratégie ! pour avaler un mammouth, il faut y aller par petites bouchées, sinon il reste coincé dans la gorge ;)
    L’étape d’après, c’est de trouver comment se motiver pour la compta jusqu’à presque aimer ça. Ca se fait avec les stratégies de motivation en PNL.
    Tiens, j’ai de la compta à faire, moi…

  7. zuriko says:

    Hello, je suis un paresseux de première, je me sens “enfant gâté”, démotivé, rien envie de faire et rien envie de partager avec personne. Je me sens arrogant, cupide, avare, parfois méchant et horrible. J’ai suivant quoi des idées très perverses et distraites, inutiles et philosophiques. C’est horrible mais en même temps ca nous apprend beaucoup. Je suis aussi hyper curieux dans le monde, une fouine de toute information, un glouton. et j’en passe, j’ai tellement envie d’écrire toutes les mauvaises choses à propos de moi c’est assez déchargeant MAIS, ce que j’ai envie de laisser comme message ici, c’est que, toute personne vivant dans notre monde économique de consommation et de plaisance, de vie casanière et sans problèmes, A OUBLIÉ la VALEUR de la VIE!!! la valeur fondamentale, celle qui nous tire du ventre de nos mères pour conquérir la terre et la vie, cette valeur de survie innée, celle dans laquelle on doit se battre pour survivre, ce fondement est chez certains encore très présent car ces certaines personnes n’ont pas encore été habitué pê dans les générations antérieures à ce mode de vie. Cette reflexion m’a permis de comprendre bcp de choses, déjà de UN, c’est que je suis qqun de curieux et cherche tjrs les causes, sources, nouvelles, etc. je suis au fond qqun d’intelligent, mais plus on cherche plus on se perd, donc si on veut en sortir, soit on ignore tout ces qualités soit on continue, mais ca prend bcp de temps et d’effort et d’amis et de familles et tout et tout, vaut mieux ne pas avoir vécu tout cela je dirais. Mes enfants je les obligerait à faire du travail, à “travailler” je veux dire pratiquer qqchose, tout le temps, afin qu’ils ne soient pas distraits. Pour revenir à nos moutons, j’ai cherché à connaitre la valeur de la vie, à me connaitre, SE connaitre c’est important car on se fait vite influencer par les héros de la télé, on a envie d’être comme eux, c’est pas normal, c’est pas humain et ca nous correspond pas. Et j’ai trouvé quelques moyens, mais, étant donné que mon père n’est plus là pour me botter les fesses, il faut faire preuve de masochismes, c’est essentiel, il faut se faire mal (dans la tête) et prendre une décision (qui semble faire mal) – il faut par exemple se défaire de ses habitudes en se battant contre nous même, mais prendre cette décision! Ne pas manger, se donner la faim, aller marcher avec cette faim pendant une période de temps et comprendre/méditer même pendant cette marche, il faut comprendre à quel point la vie est délicieuse et heureuse, se rappeler de ses premiers valeurs, d’amitié d’amour de partage et du sourire. Ca c’est la vie, la vrai, la bonne foi, l’intérêt pour l’autre et l’amour pour soi en passant. Donner et recevoir. Aimer son prochain et en faire une responsabilité. “Je vous aime les gens, Je vous aime MON monde, mon pays, mes fleurs, mes forêts” ” je vous aime ma Mère-Terre!” la vie a tellement à nous apporter et nous faire savourer encore et encore, battez vous pour ce que vous n’avez encore pas vu, et il y en a vraiment des choses qu’on n’a pas encore vus! vraiment beaucoup! c’est juste qu’on se sent trop intelligent et connaisseur pour en apprendre d’avantage. mais NON c’est une erreur, on connait rien. Il faut s’arreter, prendre une décision et se battre. Je vous aime mon monde et je me bats pour en donner!!! savourez la vie et battez vous pour qu’elle vous plaise et vous apporte votre bonheur, vous êtes importants, tout le monde a besoin de vous, on a vraiment beaucoup à apporter à notre monde! vraiment beaucoup! il faut qu’on se batte pour donner de l’importance à nos mots, car elles ont beaucoup de valeurs!! à Notre Terre-Mère!

    • paresseux says:

      Cette page est consacrée aux paresseux donc dis toi bien que y’aura pas beaucoup qui vont avoir la motivation nécessaire pour lire ton commentaire –’ arf il m’en a fallu pour écrire ça !!!

  8. bayemawdo says:

    merci pr tous ces enseignement j’aimerais bien partager davantage avec toi mon facebook ;baye mawdo

  9. GTO says:

    merci pour cette technique que je trouve asse intéressante, mais j’aimerais dire aussi que dans ce cas de figure, il faut savoir que la réponse est toujours en nous. Moi qui suis le maître de la paresse, j’ai su par expérience que les gens paresseux ont un potentiel hors norme, juste qu’ils sont trop nostalgiques et critiques de la vie, ne sont pas motiver par la réussite mais plutôt motiver pour connaitre la vérité…..mais là n’est pas le problème, mais plutôt comment exploiter ses avantages, et comment surmonter la paresse pour ça. (le faite de savoir ça, donne déjà une moitié de la solution, le reste est en chacun de nous. la diversité de techniques de motivation reflète notre hétérogénéité, donc une solution pu l’un n’est pas forcément pour l’autre…..alors stopper vos recherche et commencer à avancer droit devants. “pour développer sans esprit il faut d’abord développer son corps”( Hiromu Arakawa)

  10. Naji says:

    la paresse me tue :( je vais tester cette methode inchallah ,espérons du bien :) ; merci mr.Jean-Philippe

  11. rajaona says:

    bon,je vais essayer aussi mais je crains que ce sera perdu d’avance, pour moi, je pense plutot qu’au lieu de le combattre tout seul, on fréquente une personne vraiment dynamique et enthousiaste, on suit son rythme et on s’habituera. plus on bouge plus on a de bénefice et cette motivation nous fera nous dépasser par soi-meme. Je repète encore qu’il est difficile de se battre tout seul. imagines tu es marié ou tu as comme coloc une fainéante, ben ce sera la paresse à la puissance 10 et la misère frappe à ta porte.

  12. medasq says:

    Merci pour le “timeboxing”, car je me découvre dans votre article; en effet,
    depuis des années, il m’a été impossible de commencer mon travail à faire, il fallait que je sois obligé par un événement extérieur pour me m’être au travail.
    J’ai constaté que je ne me motivais que quand j’avais une autre personne avec moi pour travailler. alors je deviens “rentable”; seul, je ne fais plus rien.
    Mon “timeboxing” était le temps que je devais payer à l’autre, je devais faire plus pour rentabiliser de temps qui me coûtait beaucoup d’argent.
    Malheureusement, si je ne paie pas, je dois travailler tout seul, donc, je ne commence même pas, et j’abondonne.

  13. Chacha says:

    Excellent article ! Très efficace ! Merci =)

  14. Dom says:

    Chouette article !
    Bien des enfants gâtés de ce monde devraient en prendre de la graine.

  15. anriveste says:

    Merci pour ce très bon tuyau. Il se trouve que je l’avais découvert toute seule et que je le pratiquais de temps en temps. Mais avez-vous d’autres suggestions pour les “récompenses” ??

    • Merci beaucoup anriveste ! Pour les récompenses, ça dépend vraiment de vous, de ce qui vous fait plaisir, de ce qui vous titille. Regardez la photo en haut de l’article : qu’est-ce qui peut vous donner un regard lumineux comme ça ? :)

  16. naji says:

    Merci;mais il faut beaucoup de tasses de café,car récompense tout les 10 mn!

  17. Mary says:

    Pas mal cet article ! Je ne connaissais pas ce système de timeboxing que je vais tester dès demain. J’ai la fâcheuse habitude de repousser au lendemain les tâches qui me barbent. C’est un vrai manque de motivation !

    Merci.

  18. François Brosseau says:

    Ce n’est pas un problème de méthode, que se soit le timeboxing ou autre, mais plutôt de s’accepter comme on est, car la paresse est une vertu. Une fois qu’on a compris ça, on ne stresse plus avec ça. de plus, il ne faudrait pas oublier que c’est un juste passage qu’on fait sur terre. Nous sommes poussières et nous retournerosn en poussières. Donc, il faut arrêter de culpabilier pour rien et être Zen dans tout ce qu’on fait ou ne fait pas. Ce qu’on appelle le libre arbitre.

    • Merci beaucoup François ! C’est une perspective intéressante et qu’en fait – je vais vous étonner – je partage beaucoup. ;)

      C’est vrai que si vous regardez à long terme, il faut savoir apprécier son côté “relax” (le mot paresse est teinté négativement) et juste savourer le fait d’être vivant sur cette petite boule bleue. Moi, j’utilise le timeboxing (ou d’autres méthodes maintenant) quand je veux partager quelque chose avec les autres, comme par exemple un livre que j’ai écrit. C’est ça, mon libre arbitre… s’il existe réellement. ;)

  19. François Brosseau says:

    Le principe en soi est bon, mais pour un vrai paresseux, chassez le naturel et il revient au galop. J’ai déjà testé cette pratique, et ma foi, ça marche relativement bien. On oublie une chose importante, que la paresse est une vertu.

    • Merci François ! (C’est un peu le même message que celui que vous avez mis juste au-dessus.)

      Je répondrai un peu la même chose… les vertus de la vie “relax” sont bénéfiques et naturelles. Posez-vous la question : nos ancêtres de la préhistoire étaient-ils stressés par un quelconque agenda ? :)

      En plus, si on veut être créatif, ces périodes sont importantes avant le jaillissement de nouvelles idées. Ces dernières ne viennent pas vraiment lorsque l’on est assis à son bureau, stylo à la main, mais plus lorsque l’on est sous sa douche… ;)

  20. antiveste says:

    Je pense que le time boxing est assez stressant, mais que quand on est extatique, quasiment paralysé par l’immobilité, il faut commencer par bouger. Faire des chose inhabituelles qui sont plutôt agréables avant de passer au pénible. Dès qu’on est dans le move, tout va mieux.
    Voilà

    • Merci antiveste pour l’idée ! Cela peut en inspirer d’autres. Et si c’est une solution qui fonctionne pour vous, tant mieux, continuez. ;)

  21. Audrey says:

    La Paresse c’est comme de la glue,

    Merci de nous faire partager ton expérience,c’est une méthode qui peut se révéler efficace pour certains,certainement ;)
    Mais en ce qui me concerne,le pbm reste entier,un paresseux anticipe,donc je sais qu’à partir du moment ou je vais mettre le minuteur ce sera pour accomplir une tache qui ne me plait pas,donc je repousse le moment de mettre le minuteur,et je ne fais pas ce que j’ai à faire,je le fais quand je me retrouve acculée et donc plus le choix,là je réagis,ensuite je me dis “mais quelle conne!j’aurai pu le faire avant, c’était pas si dur!cette fois c bon j’ai pris le pli” rien du tout!chasser le naturel il revient au galop.
    Et je sais aussi pertinemment comme beaucoup,que le plaisir naît de la difficulté,fuir les contraintes ne rend pas heureux.C’est démoralisant de se dire qu’on a qqchose de médiocre en nous, car qui dit “paresseux” dit souvent “assisté”,donc ce sont les autres qui nous aident,et ça n’a rien de glorieux.
    Je sais tout ça et je ne change pas :( En plus c’est le pire des défauts,vous pouvez avoir bcp de qualités on retiendra tjs que vs êtes paresseux.
    Ma méthode serait de mettre mon cerveau sur off de ne pas penser à ce que je dois faire, mais le faire;encore la facilité!et complètement utopique,au moins on développe notre imagination ^^
    Je ne trouve vraiment pas la solution mais ça fait du bien d’en parler et voir qu’on est pas seul,bonne chance à tous

    Audrey

    • Merci beaucoup Audrey de partager votre expérience personnelle ! Je ne suis pas d’accord sur la comparaison du mot “paresseux” avec la glue. Ce n’est pas vrai. Si vous étiez paresseuse (et il faudrait définir ce mot que je n’aime pas, car on est toujours le paresseux de quelqu’un), vous ne feriez rien du tout. Hors vous venez de taper un commentaire sur mon blog… un personne qui procrastine ne l’aurait pas fait. Et puis, s’il vous plait, arrêtez de vous traiter de tous les noms parce que, un, ça ne changera rien à la situation et deux, cela renforcera le manque de confiance en vous-même. Vous avez de la valeur Audrey ! Je suis certain que vous pouvez exceller dans certains domaines… mais pas, comme moi, dans ceux que la société voudrait nous forcer à accomplir systématiquement. ;)

  22. rebecca says:

    Bonjour,

    La solution du timebst juste du timeboxing est juste géniale. Pour les gens qui disent avoir du mal avec cette solution, je les sollicite a ne pas oublier ce détail : le but est de COMMENCER l’activité qui vous fait ennui, non pas la finir. Dix petites minutes de rangement, dix petites minutes de révisions… Et des fois, quand vous êtes à fond dedans, vous y passez bien plus de temps que prévu.
    Merci beaucoup pour cette solution extra ! Et je pense que pour les paresseux les plus endurcis, vous devriez prendre du magnésium ou des vitamines, quand le corps est fatigué c’est difficile de se forcer de faire quelque chose. Plein de bisous.

  23. Cécile says:

    Merci jean-Philippe d’être toujours là… depuis 2009…et à vous qui avez répondu. cela réconforte et je me sens moins seule…Je découvre que la paresse est le mot dont la définition correspond à mon “mal de vivre” :
    “la paresse peut aussi se rapprocher de l’envie de ne rien faire puis du manque d’envie de faire quelque chose. Ce manque d’appétit à agir peut être lié à un manque de mobiles, une absence ou une perte de « raisons de vivre ». Dans cette optique, le paresseux n’est pas enviable, il est généralement conscient de son état, sait ce qu’il devrait faire pour en sortir mais ne le fait pas, agir lui semble un effort titanesque qu’il convertit en intentions sans suite et en culpabilité de ne pas avoir fait ce qu’il s’était promis de faire…Ce n’est pas la fatigue qui empêche le paresseux d’agir mais plutôt le transfert des actes dans l’imaginaire qui finit par convertir la volonté elle-même en vague projet. Le paresseux finit par être épuisé par ce combat intérieur.”
    Je vais (essayer de – haha) commencer le timeboxing…
    merci à tous de votre sincérité, cécile

    • Merci Cécile d’avoir pris le temps d’écrire ce joli commentaire ! Attention, je vais ajouter un bémol à cette définition (d’où vient-elle d’ailleurs ?) :)

      Si vous commencez par ce qui vous attire dans la vie (votre raison d’être, votre ikigaï) tout le reste suivra. La plupart des gens (et moi le premier) procrastinent parce qu’ils se forcent à faire en premier des choses “à faire” qui les ennuient profondément. Ainsi, ils n’en viennent qu’à leurs passions en fin de journée ou en fin de semaine lorsqu’ils sont épuisés de s’être forcés à se conformer. Vous voyez ?…

      Maintenant, la première action de ma journée, lorsque je suis frais, est toujours vers mon objectif, ce qui me tient à cœur. Le reste ? Il suit plus ou moins bien car, à très long terme, cela importe peu. ;)

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