Avoir la chance d’être timide

Elle est peut-être timide mais elle vous regarde quand même... elle vous jauge, laisse parler son ressenti avant, peut-être, d'aller vers vous. :)

Dès que vous prononcez le mot “timide”, immédiatement toute une série d’images vous vient à l’esprit. Et pas toujours des très bonnes. En tout cas, pas de celles qui vous parlent de succès. Allez sur n’importe quel forum, vous verrez bien. Et puis je suis fatigué d’entendre le sempiternel “Je suis timide mais je me soigne!”… non monsieur, on ne se soigne pas ! On est comme on est, c’est tout, et notre timidité est notre principal atout.

Timide ou pas ?

Il semble que dans le monde, il n’y ait que deux catégories de personnes : celles qui sont sociables et celles qui rasent les murs dans les soirées. C’est étrange, non? Donc après la naissance, nous sommes ainsi divisés en deux camps. Ceux qui parlent à tous sans problème et ceux qui s’excusent de déranger.

Dans quelle catégorie êtes-vous? Moi, je fais partie de la deuxième, de celle qui est née en rougissant, de celle qui finirait presque par s’excuser d’être venue au monde. En réalité, c’est vrai que les frontières ne sont pas aussi clairement tranchées. Chacun d’entre nous vit des situations où nous pouvons nous exprimer sans problème. Cherchez bien dans votre mémoire. Avec cet ami ou cette amie, vous avez pu mener le débat, exprimer avec conviction vos opinions et même faire rire votre interlocuteur.

Notre société elle, a été modelée pour ceux qui parlent haut et fort, pour ceux qui expriment avec force leurs idées. Les timides n’ont qu’à rester chez eux et tout ira bien. Ainsi, pour tenter de changer la donne, certains entreprendront des thérapies à la recherche de l’origine de ce soi-disant fléau. Cela prend du temps, beaucoup de temps et d’argent. Sans garantie de résultat. Et puis, il y a d’autres cultures où on sait apprécier la timidité. Je vous invite, par exemple, à venir au Japon où cette attitude est considérée comme une haute forme de politesse. Demandez à Amélie Nothomb.

Trésor caché

Chaque trait de caractère possède ses avantages. On parle toujours des qualités qui existent chez le meneur, chez le leader qui aboie ses ordres, ceci dit, j’entends rarement parler des qualités du timide, comme s’il n’y en avait pas. Mais en faisant des recherches on finit par trouver que ceux et celles qui sont réservés possèdent de biens beaux atouts. Bien sûr, on le savait, on le “sentait” mais, puisque chez nous les timides, on ressent les choses plus qu’on ne les exprime, c’était difficile à faire comprendre aux autres !

Et c’est bien ça la force du soi-disant timide. Le ressenti. Il ou elle peut très vite se connecter à une personne et la discerner, entrevoir ses émotions et pratiquement les ressentir. Ça s’appelle l’empathie. C’est une qualité très forte qui vous permet de parfaitement naviguer dans une conversation en tête à tête. Beaucoup de personnes recherchent notre compagnie parce qu’ils savent qu’ils seront compris et pas jugés. Parce qu’ils savent qu’ils trouveront une oreille amie. Ça ouvre de nombreuses perspectives pour les timides possesseurs de cette qualité formidable.

Cette empathie est aussi extrêmement utile dans de nombreux autres domaines. Que ce soit dans le monde de l’art, des affaires ou de la recherche, le fait de percevoir les choses un peu avant tout le monde doit vous permettre de trouver votre place dans la société. Maintenant, la balle est dans votre camp. 😉

Renaissance des timides

Ce n’est pas tout de savoir qu’on possède des trésors cachés encore faut-il les faire fructifier. Il faut ainsi évoluer. Et là, je ne fais pas de cadeau à mes camarades “réservés”. Il n’y a aucune raison de rester chez soi enfermé, le seul contact avec l’extérieur étant par l’intermédiaire de la télé. D’ailleurs, cette dernière ne fait que vous culpabiliser un peu plus en ne vous montrant que des gens souriants, qui s’expriment aisément face à des millions d’autres.

Il n’y a aucune excuse à se plaindre de sa condition. Le “pauvre de moi” ne vous mènera nulle part. Sachez bien que personne ne viendra vous aider. Sauf si vous payez. Et même là, comme je vous l’ai dit plus haut, vous n’avez aucune garantie de résultat. Alors ça dépend de vous. Nous sommes tous nés avec des qualités et des défauts. La solution n’est pas d’essayer d’effacer ses défauts mais bien de se concentrer sur ses qualités.

Il faut lire, rechercher, de vous-même, à bien comprendre ce qui se passe dans votre tête. Avec toutes les connaissances à portée de clavier, vous n’avez aucune justification pour ne pas trouver des solutions. Dès que vous en trouvez, vous pouvez tenter de petites choses bien dosées, pas trop difficiles. Vous voulez repousser vos limites. Vous vous lancez pour, bien sûr, retomber. Et puis vous tentez encore une fois, et encore, et encore jusqu’à ce que vous réussissiez à exécuter parfaitement le but que vous vous étiez fixé. Par exemple, comment engager une conversation. Ainsi, petit à petit, vous évoluez vers des activités qui vous conviennent mieux, celle que vous vous êtes choisies.

La maîtrise de soi

Soudain, le mot “timide” qui est trop chargé négativement disparaît. Il est remplacé par celui d’ “intraverti“. C’est une étiquette dont vous devenez fier, que vous chuchotez sur le ton de la confidence, avec un air mystérieux. Vos interlocuteurs sont surpris. Intraverti? Mais c’est quoi exactement?

D’un ton modeste mais assuré, vous pourrez leur expliquer que la différence entre le timide et l’intraverti est que ce dernier choisit d’éviter les masses bruyantes tandis le premier les évite par peur. Devant les “ah” de votre auditoire qui hoche la tête d’un air entendu, vous pourrez alors quitter la scène, drapé dans votre “intraversion“. Personnellement, c’est ce que j’applique et je vous recommande d’en faire autant. Ça vous change une vie. D’un coup, c’est vous qui décidez. Vous n’êtes plus l’esclave d’une étiquette qu’on veut vous faire porter. Vous contrôlez votre image. C’est important à notre époque.

Ainsi, je ne me force pas à faire des choses où je pense qu’il y aura trop de monde, où je me sentirai oppressé. Je ne recherche pas les grandes réunions. Les seules auxquelles je participe sont celles où j’ai vraiment envie d’aller, où j’ai un certain intérêt. La vie devient ainsi bien plus simple.

Vous rencontrez des gens qui partagent vos goûts (intravertis ou non) et vous vous forgez de nouvelles relations, si vous le désirez. Soudain, vous êtes étonné par votre confiance, votre façon de parler. Vous vous surprenez même à apostropher les autres. Vous êtes sur votre terrain, celui que vous avez choisi. Le tout, c’est de refuser ce qui ne vous convient pas. Les invitations qui ne vous plaisent pas. Personne ne peut vous forcer. Si quelqu’un essaye, demandez-vous quel est son vrai but.

La relativité des choses

Sereine, notre belle Terre tourne gracieusement sur elle-même. Le temps avance inéluctablement et si vous restez chez vous, enfermé à double-tours, la lune ne va pas s’arrêter pour vous attendre. Si vous sortez et tentez des choses judicieusement choisies, n’ayez crainte, les planètes continueront leur lente gravitation. Si vous essuyez, un jour, un “non” glacial, les étoiles elles, brilleront toujours. Même si vous êtes rejeté 10 fois, les galaxies poursuivront tranquillement leur expansion vers l’infini. Et quand enfin quelqu’un répondra “oui” à votre demande obstinée, l’univers lui, aura conservé sa progression inexorable vers le grand inconnu.

Mais entre temps, vous aurez changé, vous aurez progressé et vous serez fier ou fière de vous. Prêt à recommencer.

Le début d’un nouveau goût pour la vie.

Le début d’une révolution d’un big bang personnel. 😉

(Photo : tibchris)

Commentaires

71 commentaires pour “Avoir la chance d’être timide”
  1. Yann says:

    Etant un grand timide par nature, et très introverti aussi, je peux témoigner de cette difficulté qu’on peut ressentir dans certaines situations.

    Je pense que nous (les timides) sommes, par défaut, très sensibles au regard de l’autre, à son jugement éventuel. En réalité, ce qui compte ce n’est pas tant ce que l’autre va “réellement” penser de nous, mais plutôt l’importance qu’on va accorder à ce jugement éventuel.
    Par exemple, si on décide d’aller parler à un(e) inconnu(e) en étant déterminé à n’accorder aucune valeur à ce que cette personne pourrait penser de nous, alors ça permet de se sentir plus à l’aise, et peut-être de se “débloquer” psychologiquement (je sais c’est facile à dire mais pas évident à mettre en pratique!).

    En travaillant sur soi-même, en changeant profondément notre façon de percevoir et d’interpréter les évènements, je pense qu’il est possible de transformer la timidité “négative” en force motivante. Plusieurs “bons” séducteurs étaient à l’origine de grands timides… 😉

  2. Jean-Philippe says:

    Merci beaucoup Yann pour toutes ces précisions ! Beaucoup de personnes qui travaillent dans l’audiovisuel sont de grands ou d’anciens grands timides. Cela constitue une sorte de thérapie et ça marche plus ou mois bien. Ça dépend pour qui. Moi, ça m’a bien aidé. 😉

  3. katrina says:

    et qd d gens que vs aimez pas vs aiment,croient ke vs les aimez et vs espionne vs faites quoi?hein?

  4. Fajr Breeze says:

    Une bonne notion, être introverti au lieu de timide. Prendre le contrôle de sa vie !!

  5. Jean-Philippe says:

    Exactement Fajr Breeze ! Changer les mots change la perspective… c’est comme pour les scanneurs. 😉

  6. ISMAEL says:

    bjr jean philippe et merci des tes conseils je suis vraiment contant de les lire
    que faire si vous etes obligés de participé a une reunion de travail ou vous devez intervenir alors que vous etes introverti

  7. Axel says:

    Très bon sujet et article. C’est vrai que ce mot “timide” est confondu souvent avec “timoré” ou “introverti”. Personnellement je trouve que la timidité est en son sens premier : “être intimidé par quelque-chose”. Intimidé étant le fait d’avoir peur face à une situation, je pense qu’il s’agit plus d’un élément sur lequel nous devons nous dépasser.

    Je me suis personnellement rendu compte que ma timidité venait originalement de conflits de valeurs. En prenant le temps de faire des choix, j’ai réussis à supprimer de nombreux conflits de valeurs et du coup je m’exprime avec confiance et non avec hésitation car je sais maintenant pourquoi je pense telle ou telle chose.

  8. Lina says:

    Bravo!, peut être le seul article sur le net qui fait des compliments aux timides

    etant une timide, je ne voyait jusqu’au aujourdh’ui que des articles avec en titre “Comment s’en sortir ?”

    Encore Bravo, votre article m’a apporté joie et sourires :)

  9. Florine says:

    Merci ! Mille fois merci.
    Cet article fait chaud au coeur, il donne le sourire sans que l’on s’en rende compte. Je ne me doutais pas qu’être timide pouvait avoir des avantages. Enfin, si : Pour moi, être timide était égal à être représenté comme une personne gentille (trop), sensible (trop ?), serviable (trop), à l’écoute. Certes, il s’agit là de qualités, mais ces qualités font de toi une personne -comment dire- “faible”, et bien souvent manipulée par les autres, ces autres qui généralement ont trouvé leur place au sein de la société, qui ont la chance de pouvoir exprimer haut et fort leur opinion, leur attention, leur désir, sans faire attention aux jugements.
    J’ai toujours rêvé que l’on dise de moi : “Cette fille sait ce qu’elle veut, elle a du caractère, ne se laisse pas marcher sur les pieds.” Evidemment, j’ai plutôt droit à “Ma petite Flo, tu es adorable, toute mignonne, toute douce, très calme.” Je déteste cette image que je renvoie. Mais bon…Apparemment, je suis comme ça, ainsi cataloguée.
    Votre article m’ouvre tout de même un peu les yeux, cette idée de pouvoir “gérer” son image, être intraverti et non plus timide, cette idée que l’on possède cette empathie apparemment si extraordinaire. Je vais essayer d’y faire plus attention.
    Merci.

  10. Jean-Philippe says:

    Florine, tu es comme tu es avec tes qualités (et aussi tes défauts 😉 ), alors notre but dans la vie c’est d’exploiter nos qualités plutôt que de tenter d’arranger nos défauts. Pour nous, l’empathie est un atout exceptionnel qui est utile dans bien des domaines. Donc, en avant ! 😉

  11. enoeasy says:

    Pour ma part ma revolution intérieur à commencé depuis un bon moment; j’ai toujours été attiré par les gens extravertis mais je n’ai tout leurs trait et j’ai mainte fois essayer de depasser mon manque de confiance pour y ressembler mais c’est une lutte inutile, on ne peut pas devenir ce qu’on est pas à defaut de perdre son identité. En constante recherche d’evolution et de developpement personnel, voici ce que j’ai tiré de moi :

    Auto – analyse
    Introvertie & Extravertie je suis ;

    mon introvertion m’apporte :
    + : l’empathie , la compassion, la reflexion, la discretion , l’intuition, la
    profondeur, l’humilité, la sincerité, sensibilité aux choses aux gens à l’artistique
    – : doute, peur du jugement, du rejet , manque d’assurance, froideur, sensiblerie

    vu comme : quelqu’un de confiance et de conseils, sans faux semblants

    mon extravertion m’apporte :

    + : le goût du contact, la spontaneité, l’improvisme (lié à la spontaneité
    enfaite) , l’entouthiasme , la joie expressive, la determination, le surpassement,
    l’autonomie, relativisme , humour
    – : deteste passer inaperçue , prétention, fierté , entêtement (liés au manque de confiance surement, mais bien existants)

    vu comme : vivante , interessante

    jai pas mis tt mes qualités defauts , cetait surtout pour rester dans le theme de base.

  12. Voilà un article qui me fait chaud au coeur.

    Je suis moi-même une personne très timide. Chez un enfant, ça passe encore mais plus on grandit, plus ça devient un véritable fardeau. En effet “notre société elle, a été modelée pour ceux qui parlent haut et fort”. Fort heureusement “il y a d’autres cultures où on sait apprécier la timidité” et ça me rassure :-)

    J’ai d’abord essayé de combattre ce défaut, mais ça ne menait pas à grand chose. J’ai donc appris à m’accepter tel que je suis. Pour moi aujourd’hui, la timidité n’est plus un défaut mais elle est devenue un simple trait de personnalité. Dont je peux même tirer profit parfois.

    Bref, apprenons à relativiser, à nous connaître et à nous accepter.

  13. Philippe says:

    Bel article Jean-Philippe,

    Pour avoir habité moi aussi en Asie pendant plusieurs années, c’est vrai que là-bas, d’être réservé est très apprécié.
    Montrer ce qu’on ressent ou pense de façon trop voyante et brusque n’est pas forcément bien vu.

    Et puis de toutes façons, tu le dis bien, on est comme on est.

    Pour moi s’il y a qqch à changer c’est pas tant ce qu’on est mais plutôt le regard qu’on a sur soi.

    C’est ça qui nous aidera à avoir des comportements plus adaptés à ce qu’on cherche.

    :)

  14. Robbe says:

    je n’ai jamais été timide, même pas enfant ! Je suis née sociable et ouverte, mais par moments, il m’arrive de m’excuser de respirer, d’être là. j’en tremble des fois, et me sens mal. Mais c’est juste une question de réactions immédiate. ce sont les gens qui se trouvent à côté de moi, qui doivent avoir une énergie vampire. celle qui bouffe mon oxygène, là, je me sens mal. je suis sujette à une variété de timidité temporaire, c’est à dire que j’ai du mal à m’ouvrir face à ces personnes qui ont l’air froides ! Mais mon psy m’a dit : “Restes comme tu es d’habitude, sois toi-même, et tu observera les comportements des gens à ton égard, mais ne te façonnes pas pour les séduire. on doit t’apprécier pour toi, et nous pour ce que tu montres car ce que tu montres est une apparence fausse, et ton naturel reviendra au galop, et risque d’être mal perçu. T’es ouverte et sociable : tant mieux ! restes le ! ne joues pas à la timide, c’est pas ta personnalité.

  15. Mayi says:

    Bonjour, j’aimerais vous partager une de mes plus grandes peurs. Je n’arrive pas à faire des sorties avec mon compagnon. A l’idée que je puisse rencontrer une connaissance ou que quelqu’un s’adresse à moi en sa compagnie me tétanise. Je peux devenir rouge comme une pivoine perdre tout mes moyens, alors qu’avec lui je n suis pas du tout comme ça. sortir de la maison pour aller au ciné, resto ou autre, se passerait bien dans ma tête si j’étais sûre de ne rencontrer personne de ma connaissance. j’ai l’impression que je n’aurais rien à dire, me trouverait comme une idiote, comme si j’étais prise en flagrant délit de ma féminité.
    J’en souffre beaucoup et du coup je n’ose plus proposer de sortie a mon compagnon (qui ne sait rien de cette tare.., j’en ai trop honte…)
    Merci à qui pourra me m’aider un peu…

  16. Vava says:

    Un grand merci pour ce très bel article qui redonne confiance et courage ! Pour ma part j’ai 13 ans et plus je grandis et plus cette timidité devient presque maladive. En classe je ne participe jamais et les réflexions du style ” Tu es sûre que ta maman t’as appris à parler ? ” j’y ai droit. Le mot timide est tellement lourd, j’ai l’impression de trop le connaître. Tout ce que vous dites est vrai et sincère, les timides sont des sensibles, des mélancoliques et des gentils. On m’a toujours dit que j’étais une jeune fille très discrète et simple et sans même me connaître les personnes savent que je suis timide.
    J’aimerais montrer ces paroles aux gens qui critiquent les timides, autrement dit des personnes qui ne de mandent rien à personne et n’embêtent pas le monde.
    Je serais très heureuse de recevoir une réponse de l’auteur de cet article.

    Une timide, parmis les timides.

    • Merci beaucoup Vava pour tes compliments ! Et tu sais quoi ? Au lieu de vouloir montrer aux gens qui critiquent les timides cet article, la plus belle chose que tu puisses faire, c’est de chercher en toi ce que tu aimes faire, le développer petit à petit, comme seul(e) un ou une timide sait le faire et leur montrer plus tard, la belle personne épanouie que tu seras devenue. 😉

  17. Mary says:

    Merci pour cet article. Vous avez un style d’écriture vraiment magnifique.
    Descartes a dit que “notre plus grand malheur était d’avoir été enfant” et il avait raison.
    La timidité n’est pas génétique, elle s’installe insidieusement durant notre enfance car notre cerveau est une éponge qui enregistre tout, le bon comme le mauvais. Nos parents, nos instituteurs, notre entourage en général, sont sans le vouloir les bâtisseurs de notre personnalité.
    En prendre conscience à l’âge adulte est un grand pas vers le renouveau.

    • Merci Mary pour ces paroles pleines de sagesse ! (Vous faites aussi bien que Descartes… 😉 )

      Et quand je dis “paroles”, je ne parle pas du compliment que gentiment vous me faites mais bien de la façon imagée dont vous décrivez cette période de notre vie où nous sommes purs et malléables. :)

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