Le Kiss Cool cérébral ou pourquoi faut-il constamment vous méfier de votre propre cerveau

Par le 11 October 2012
dans Article invité

(J’ai le plaisir d’accueillir Grégory Grand, du blog Virtuose2lavie, qui est l’auteur de cet article)

Votre cerveau humain est une pure merveille.

Une pure merveille équipée de la toute dernière technologie de pointe.

Ses capacités de calcul surpassent d’ailleurs largement celle des ordinateurs les plus complexes de la NASA.

Un exemple ? Si vous insistez…

Imaginez-vous dans la rue.

Vous venez de descendre un trottoir pour traverser la route et soudain, en tournant la tête à gauche, vous apercevez une voiture qui fonce à toute allure sur vous.

A cet instant précis, votre cerveau calcule.

Il calcule car il est capable de recueillir et d’analyser les données :

  • distance parcourue

  • distance à parcourir

  • temps

  • vitesse de la voiture

  • vitesse de mouvement de vos jambes

de les combiner, puis d’envisager, en projetant ces données dans le futur, les conclusions de chacune des options envisagées pour finalement vous pousser :

– soit à continuer de traverser en accélérant

– soit à faire deux pas en arrière pour remonter sur le trottoir.

Tout ça en quelques millièmes de secondes.

Fort non ?

Votre cerveau est aussi votre plus fidèle assistant personnel.

Il est constamment à vos côtés et il allège régulièrement votre conscient de grosses charges de travail.

Il gère pour vous de nombreuses tâches quotidiennes de façon automatique : c’est lui qui vous conduit pendant que vous êtes dans votre voiture à discuter au téléphone, en écoutant la radio tout en finissant de déjeuner.

Nos capacités d’apprentissages et de « mise en pilote automatique » sont donc de pures merveilles.

Seulement voilà : elles sont à la fois utiles et moins utiles…

Car si vous vous laissez aller à trop les utiliser, ce sont elles qui vous laissent là où vous êtes.

Pas dans un endroit pire ou meilleur. Non. Juste là où vous êtes.

Soyez-en certains, c’est aussi là le seul but de votre cerveau inconscient : vous garder tel que vous êtes. Garder vos privilèges, bien établis par le temps et la routine.

Pourquoi ?

Parce qu’il vous aime. Et qu’il a à cœur de remplir fidèlement sa mission.

Une mission ? Mais quelle mission ?

Celle de vous maintenir en vie. Quoiqu’il arrive.

Vous maintenir en vie l’instant d’après. Juste l’instant d’après.

Je suis certain que vous avez déjà vu ces images terribles de personnes prises au piège des flammes qui se jettent par la fenêtre.

Vous en avez déjà vu vrai ?

Repensez au 11 septembre 2001 par exemple…

Est-ce logique ça, de se jeter dans le vide en sachant très bien que la mort vous ouvre ses bras ?

Pour votre mental, non, ça n’est pas logique évidemment.

Mais pour votre cerveau inconscient oui : il n’y rien de plus logique.

Maintenir en vie l’instant d’après…

Car si vous êtes pris au piège et que vous allez commencer à brûler, en sautant par la fenêtre, vous n’êtes pas en train de brûler. Vous êtes encore en vie l’instant d’après.

Prodigieuse mission que celle de l’inconscient donc.

Oui mais…

Mais tandis qu’elle vous sauve, c’est elle aussi qui signe votre déchéance.

Car elle vous enferme dans une routine : celle dont il est certain qu’elle ne vous tue pas.

C’est vrai ça, puisque vous avez fait une chose hier et qu’elle ne vous a pas tué, alors votre cerveau choisi prioritairement cette même chose aujourd’hui.

Cette même place sur le canapé… cette même place dans le lit… cette même façon de cuisiner les courgettes en les coupant en carré plutôt qu’en rond… cette même route que vous empruntez chaque jour… ces mêmes personnes que vous fréquentez…

Évidemment, tout cela ne favorise guère le mouvement.

Or, vous dirait un professeur d’arts martiaux…

« Le mouvement c’est la Vie »

Que ce mouvement rime avec déchéance, malheur ou au contraire mieux-être, évolution et maturité, peu importe.

Tant qu’il y a du mouvement, il y a de la vie.

Et pour apporter du mouvement à votre vie, il existe un moyen très facile.

Lequel ?

Mettre un peu de conscience

Être en pleine conscience, ça n’est pas seulement un truc de bouddhiste qui sonne bien. Qui fait « spirituel ».

C’est l’acte suprême. La marque éclatante d’un Être doté d’humanité.

Apporter un peu de conscience à un acte aussi simple que celui de porter une fourchette à sa bouche et mastiquer par exemple.

Les puristes des régimes macrobiotiques vous diront de mâcher entre 50 et 100 fois chaque bouchée que vous avalez.

Je ne suis pas pour les extrêmes.

35 fois. Essayez simplement 35 fois.

Vous vous apprêtez automatiquement à déglutir… non… attendez encore un peu et mastiquer vos 35 fois.

Un repas comme cela n’est pas le même que celui où l’on finit sa pizza sans s’en rendre compte puisqu’on était en train de regarder un film.

Que ce soit durant un repas ou ailleurs, peu importe : il s’agit juste, pendant un temps très bref, d’apporter un soin particulier à ce que vous faites.

La conscience est une révolution

Ce soin constant à ce que vous faites est une révolution.

Révolution contre le fonctionnement automatisé de votre cerveau limbique. Révolution contre le poids de l’habitude et la lourdeur des automatismes qui vous nuisent.

C’est la qualité d’attention que vous portez à ce que vous êtes en train de faire qui vous affranchira de l’esclavage dans lequel votre propre cerveau vous plonge.

S’extirper du mode animal réside dans le simple fait de poser sur soi une intensité nouvelle de conscience. Même pendant un brossage de dent ou l’enfilage d’une chaussette.

Apportez une attention et une pleine conscience à un acte que vous faites habituellement de façon automatisée, et vous serez un révolutionnaire.

Répondez consciemment, et non machinalement aux sollicitations de la Vie.

Et vous serez engagé sur le chemin d’une révolution.

Votre révolution personnelle.

Quand est-ce que vous commencez ?

Grégory Grand est un ancien juriste, il est passionné par l’excellence humaine depuis ses 12 ans. Il y a quelques années, il abandonne le droit pour se mettre à la poursuite de ses rêves et devient Formateur en PNL certifié et coach.

Sa mission ? Réveiller votre plein potentiel et vous émerveiller de vos propres richesses. Chaque semaine, il partage sur Virtuose de la Vie les stratégies dont vous avez besoin pour amener plus de succès dans votre vie professionnelle, financière, sociale ou amoureuse.

3 articles de Grégory pour aller plus loin :

Savez-vous que les secrets pour s’enrichir sont dans la nature ? Une histoire de Coudoux

A tout ceux qui veulent évoluer mais qui ne savent pas par où commencer.

Cette remarque vous empêche-t-elle de gagner plus d’argent ?

(Photo : bricolage.108)

Commentaires

30 commentaires pour “Le Kiss Cool cérébral ou pourquoi faut-il constamment vous méfier de votre propre cerveau”
  1. Merci beaucoup Jean-Philippe pour la publication ! :-)

  2. Sandra says:

    Merci pour ce superbe article. C’est bien vrai qu’il faut parfois empêcher le cerveau de penser et de penser et de penser, le plus souvent n’importe quoi. Et qu’il faut revenir sur ce que l’on fait à l’instant même pour le calmer. C’est un boulot constant. Une attention. Ceci dit, il mérite franchement qu’on s’occupe de lui! Même si souvent on lui crie dessus: la ferme! Bon, promis, je vais penser pour de vrai à mes chaussettes chaque fois que je les enfile…

    • Merci à toi Sandra pour ce beau commentaire !

      Je suis d’accord, notre cerveau est tellement magique qu’il mérite bien qu’on lui prête une attention toute particulière…

      Tiens-nous au courant pour les chaussettes 😉

  3. Bonjour,
    je suis un fidèle lecteur de Greg et comme à son habitude son article porte à réflexion. Ne pas rester dans sa petite ‘zone de confort’ permet de vivre d’autres expériences. Osez pour une vie meilleure!

    Bravo à ton blog et parcours Jean-Philippe.

    Gilbert

  4. Génial cet article! C’est vraiment intéressant. J’adore cette idée de confort dans lequel nous met le cerveau et dont il faut se défaire. C’est vraiment un concept clé pour avancer.

    • Ravi que cette idée de confort dont il faut parfois se défaire te plaise Julia !

      C’est vrai que moi aussi, la 1ère fois que j’ai étudié cela, ça m’a beaucoup aidé. Finalement, la routine n’est qu’un fonctionnement logique de notre cerveau. Et lorsqu’elle nous déplait, il suffit d’apprendre à se servir autrement de son cerveau !

  5. Christian says:

    Salut Grég,

    Je te le dis ou je te le dis pas? Quoi? Ben tu t’en doutes sûrement.

    Allez, ton cerveau aura directement compris en lisant “Christian”.

    Les idées auront fusées à la vitesse d’une crotte de pigeon martellant le capot de ta bagnole (c’est pour ne pas dire autre chose, ici, je suis sur la pointe des pieds…mais si Jean-Philippe t’a invité il a pris le risque d’inviter tes fans.

    Donc, disais-je, tout en laissant sur place les puces du dernier satelitte d’indochine (sorti en single en 1997) ton cerveau trionique, nique nique, s’en va tout simplement vers la seule et l’unique (nique, nique) proposition pouvant s’afficher sur cette fenêtre en dessous de “Christian”, sachant de plus que le prénom était associé à un problème de destressement de marketing.

    Tu as trouvé, je le sais.

    Donc, voilà, c’est bien, je retourne à mes débilités. Félicitations et à la prochaine.

    Comment ça? Tu n’as pas trouvé? Mais enfin…ton cerveau s’est étalé sur le capot de ta bagnole avant que la crotte du pigeon ne l’ai percuté?

    Christian dixit: “excellent article mais alors, si je comprends bien, j’ai vachement été deservi par la nature puisque mon cerveau a mal calculé la distance qui restait entre mon futur tas de feraille et un poteau, qu’il a oublié de penser à la vitesse, à l’hadérence des pneus, et à l’âge du conducteur… Bref, cerveau Christian, ordi NASA; gagnant NASA. Le contraire m’aurait étonné.

    Quand à faire la révolution en me lavant les chaussettes ou en mettant mes dents, je ne suis pas convaincu que mon cerveau tienne la distance”.

    Donc, tu aurais dû immédiatement pensé à tout ça et le fait de ne pas l’avoir fait ébranle un peu ta théorie comme quoi le cerveau est…quoi déjà? Je ne me souviens plus mais donc, tout n’est pas juste.

    Je ne sais pas si tu en as bien conscience? Et j’ai mâché mes mots (mais j’ai pas compté combien de fois).

    Bon, mais c’est ton article mon cerveau ne veut pas te brûler la politesse.

    @+
    Christian.

  6. Salut Christian,

    Alors si j’ai bien compris :

    tu veux reprogrammer les ordi de la NASA avec ta brosse à dent en mettant ton dentier dans tes chaussettes, ceci afin de mieux analyser la composition bio-chimique de la crotte de pigeon qui t’a fait accéléré contre le poteau, c’est bien ça ?

  7. Coumarine says:

    bonsoir
    c’est Jean-Philippe que je lis d’habitude et avec bcp d’attention à chaque fois
    mais ici j’ai été attirée par le mot “cerveau”
    Moi au contraire j’ai besoin que mon cerveau se refasse une autre habitude…
    J’ai perdu la vue de l’oeil gauche voilà plus d’un an, et mon cerveau ne s’y est pas encore habitué: il donne à mon oeil droit de mauvaises informations
    Mon oeil droit a, selon les examens, gardé toute sa capacité de vision, mais il ne s’habitue pas encore à sa nouvelle fonction:je ne vois donc pas très bien et c’est par moments très difficile
    J’espère simplement comme on me l’a promis que le cerveau s’habituera…disons que je lui fais confiance…;-))

    • Merci Coumarine pour ton message !

      Des connaissances que j’ai acquises du cerveau, en faisant des recherches pour Réveillez votre génie, il semblerait bien que sa neuroplasticité lui permette de se reprogrammer constamment, si on veut bien le faire travailler. Je pense que les spécialistes qui t’entourent ont dû t’expliquer ça. Mais il faut du temps…

      Mais je remarque, en visitant ton blog, que tu l’utilises de mieux en mieux. Y aura-t-il bientôt un retour en coaching de ma coach préférée en écriture ? :)

      • Coumarine says:

        merci Jean-Philippe pour ta réponse
        Ceux qui m’entourent ne me disent qu’une chose: l’oeil “sauvé” a une bonne vision!
        Ils m’ont dit qu’il fallait du temps pour s’habituer à une vision monoculaire…. il me faut en effet BCP de temps
        Je suis loin d’y être arrivée…
        C’est moi qui aurais besoin d’un coach en écriture… non sans rire, celle-ci est parfois bien déséchée… je vais faire appel à toi, parce que je vois que tu as fameusement progressé! ,-)))

  8. J’aime beaucoup ce qu’écrit Gregory dont j’ai d’ailleurs achété l’ebook sur la marche pouvoir. Sorte de marche en mode incantatoire que je continue à la pratiquer d’ailleurs presque chaque matin en promenant mon chien à l’aube 😉
    Bref je vous le conseille d’autant plus que Gregory écrit bien.

    En ce qui concerne l’article, c’est vrai que le cerveau est une machine incroyable capable de gérer toute une machinerie humaine en mode veille même quand on dort. Et je ne parle pas de ce que fait le reste du corps comme le corps qui pompe dans une journée de quoi peindre 2 paquebots, le temps de calcul du cerveau qui en une fraction de milliseconde permet de savoir d’où vient la source du son par décalage entre le temps de réception des deux oreilles. (l’équivalent d’une seconde sur une journée de 24 h)
    A voir si vous avez l’occasion “Le corps par les nombres ” qui passe sur l’excellente chaîne “encyclo”.
    Pour le reste de l’article c’est du pu Gregory avec son savoir faire et son leitmotiv de révolution personnelle où il est au top.

    Bien amicalement
    Jacky

  9. Très belle article !

    J’ai été envouté du début à la fin. Merci pour ce partage Grég et J-P.

    Al

  10. Bonjour Grégory,

    Merci pour cet article vraiment très intéressant. Tu mets bien en relief la puissance de notre cerveau. La vie sans nos cerveaux reptilien et limbique serait bien plus difficile. Il suffit de se mettre en situation en voiture. Si à chaque freinage. On devait prendre conscience de mettre le pied sur la pédale d’embrayage pour retrograder.

    C’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec ta conclusion. Certes prendre conscience des actes “automatiques” est une bonne habitude pour notre compréhension de nous même. Mais les réflexes et habitude de cerveau reptilien et limbique ne sont pas des chaines qui nous “asservissent”. Au contraire ces habitudes et réflexes sont des filtres qui nous libèrent des signaux externes qui parasiteraient notre pensée.

    D’ailleurs de grand champion de mémoire et de calcul dise mettre en œuvre des systèmes d’apprentissage basé sur les réflexes et habitudes pour “déporter ces fonctions sur nos cerveaux primaires.

    • Salut Ludovic,

      Merci pour ton commentaire.

      Le but de mon article n’est bien sûr pas de dire qu’il faut abolir TOUTES nos fonctions automatiques. Je précise bien au début que ce sont de pures merveilles.

      Et que de toute façon, on ne pourra bien sûr jamais supprimer tout automatisme (ne serait-ce que respirer, digérer, etc.)

      Ce que je veux démontrer, c’est que celles qui nuisent à notre évolution doivent et peuvent être atténuées.

      Si une habitude ou un sentiment monte chez moi de façon automatique (une colère par exemple) alors que je sais bien pourtant que celui ne gêne, c’est bien en remettant de la conscience et en supprimant cet automatisme que je m’en libèrerai.

  11. Philippe says:

    Bonjour Gregory,

    Merci pour cet article.
    C’est vrai,que le cerveau est une vraie merveille, encore innégalée, et que son intentione est de nous faire survivre.
    Maintenant, comme toute machine, si celle-ci est merveilleuse, elle n’est pas parfaite, et en effet, parfois il peut y avoir des petits beug d’évaluation, et on peut parfois mal évaluer une distance ou une vitesse, pour reprendre les remarques de Christian.

    Maintenant, je suis d’accord avec toi: être en pleine conscience de ce qu’on fait (plus facile à dire qu’à faire, je te l’accorde) est une grande aide à simplement vivre mieux, et à réduire ces petits beugs, qui sont souvent dûs au fait que justement, on ne faisait peut-être pas suffisament attention, de façon consciente.
    :)

  12. EstherColmeZem says:

    Je suis d’accord dans la mesure où les ordinateurs ont été conçus je crois, sur le même principe que le cerveau. mémoire, disque dur, etc. Quand le disque dur est plein, ça bloque, notre cerveau : pareil. de temps en temps, il faut une petite ré-initialisation. Suppression de fichiers pour lâcher du lest pour alléger les maux du disque dur. J’ai toujours pensé que l’ordinateur et le cerveau étaient pareillement conçus, d’ailleurs je parle toujours en techno pour le mien.
    Quand on me pose une question : Attends que je recherche…Quelques fois le fichier est facil à trouver, mais d’autres fois, je cherche dans quel fichier de mon cerveau j’ai rangé le fichier. La réponse est longue à sortir car je ne retrouve pas le dossier ou alors il est vide ! Ah Ah ! Lol !

  13. Benoit says:

    Bonjour Grégory, bonjour Jean-Philippe,

    J’aime beaucoup cette thématique de la conscience.
    J’ai lu il y a 3 ou 4 an un excellent livre :
    Awareness d’Anthony Demello que je recommande à ceux
    qui veulent aller (beaucoup) plus loin (c’est aussi un
    peu un livre spirituel).
    Je ne sais pas s’il existe en français mais on peut le
    trouver en anglais au format pdf sur internet.
    Attention quand même en lisant ce livre, vous pourriez
    vous réveiller… vraiment :)

    Benoît

  14. Amibe_R Nard says:

    Bonjour

    J’adore ces idées à l’emporte-pièce qui partent de prémisses fausses ou faussées, pour déboucher sur d’autres conclusions.

    Exemples :

    1) Si vous êtes coincé dans un incendie…
    Est-ce logique ça, de se jeter dans le vide en sachant très bien que la mort vous ouvre ses bras ?

    2) Car dans la nature, seuls deux choix sont possibles : grandir ou mourir.

    Réponse 1) : si vous êtes coincé dans un incendie et qu’il n’y a pas moyen de vous échapper, il vous reste deux choix : finir griller dans d’abominables souffrances, ou aller s’écraser au bas du World Trade Center.

    A l’évidence, ceux qui ont sauté l’ont fait en connaissance de causes.
    Entre deux morts, choisir la moindre… nous dit l’extension du proverbe “entre deux maux, choisir le moindre”

    Entre une certitude et un espoir improbable/impossible, que choisissez-vous ?
    Entre griller à 100 % et sauter avec une chance sur un million de survivre…

    Ok, le cerveau limbique nous pousse à fuir vers la sortie, mais c’est comme pour l’exemple de la voiture : estimation de la vitesse, estimation de la distance, estimation des chances… et réaction. Le pire des cas est celui où vous avez le choix entre faire deux pas en avant ou deux pas en arrière. Ce choix, face à la voiture, risque bien d’être fatal.

    Et ça reste des estimations.
    Si la voiture accélère l’estimation initiale est fausse, si elle freine idem… mais dans le bon sens. Dans un cas, c’est schnaps pour le vampire, dans l’autre, c’est une frayeur à pas trop cher.

    Bien sûr, ça suppose d’avoir snobé le passage piéton, en pleine conscience. Ou alors d’avoir joué avec le feu de l’inconscience. 😉

    Il est donc logique d’aboutir, à la fin de l’article, à la prise de conscience de ce que l’on fait.
    A mâcher 35 fois.

    Dix, avec une bonne salivation, c’est déjà très bien. (bonne salivation = bonne digestion = bonne assimilation)… Ça permet aussi de recracher ce qui n’est pas bon à la dixième brassée entre les dents.

    Je ne sais pas si remettre 35 fois la même chaussette, ça aide beaucoup.
    Par contre, sûr, ça doit aider à prendre conscience que cette chaussette possède quelque chose de spécial. C’est la chaussette qu’on aura remis 35 fois d’affilée. 😉

    Réponse à la 2) : Car dans la nature, seuls deux choix sont possibles : grandir ou mourir.

    Là, c’est encore plus amusant à remâcher.
    On s’aperçoit, dans la nature, que les mammifères atteignent tous une taille idéale, à partir de laquelle ils ne grandissent plus.

    Bilan, suivant ce principe, tous les mammifères sont morts. :o)

    Ce n’est pas mieux pour une majorité d’êtres vivants, reptiles, insectes ou araignées ont globalement une taille stable… donc ils sont morts, eux aussi.

    Par contre, les dinosaures semblent avoir adopté cette maxime : grandir ou mourir… et ils en sont vraiment morts.

    Reste le cas des plantes, où la règle s’applique avec plus d’efficacité. Même si certaines d’entre elles cherchent plutôt à se multiplier en gardant la même taille.

    Comme, à remâcher, je suis un peu vache, je note que l’article dit un peu plus loin :

    “Dès que l’on arrête de se transformer et d’évoluer, on meurt.”

    Il faudra en reparler aux tortues et aux autres crocodiles, ainsi qu’aux fourmis et autres insectes piégés dans l’ambre qui n’ont pas évolué en plus de dix mille ans.
    Ainsi qu’aux humains qui passent leur vie à entretenir leur corps “jeune”, pour l’empêcher de mourir. 😉

    Dommage, ça ne les empêche pas de mourir. A partir d’un certain âge, évolution et transformation ne vont pas dans le bon sens physique.

    Bref, de nouvelles prémisses fausses, mais une merveilleuse glissade vers “se fixer des buts plus élevés”, “gagner plus d’argent, sans honte” et “pratiquer la gratitude”.

    Des buts intéressants, comme l’idée d’accrocher le lecteur avec des prémisses fausses, pour mieux débouler sur autre chose.

    Est-ce que gagner beaucoup d’argent est une mauvaise chose ?
    Oui, si c’est le seul but poursuivi… D’ailleurs, Grégory, tu as la sagesse de dire que “celui de faire de l’argent une priorité, c’est-à-dire un objectif précis (parmi d’autres)”.

    Et j’apprécie d’autant mieux ce qui entoure cette affirmation :
    – Il s’agit d’un choix
    – Un choix que l’on va se donner la peine de suivre
    Méthodiquement, et en étant déterminé.

    Là, on touche à l’essentiel.
    La gratitude parle de nouveau de cet essentiel.

    L’argent n’est qu’un moyen. Facilement quantifiable, certes, mais juste un moyen.

    Si demain on t’enlève ce moyen, Grégory, si demain il décroît, seras-tu alors dans le “grandir ou mourir” de ta prémisse ?

    Ou dans : no problemo, je remets le couvert ?

    Si demain, tu vois arriver 50 000 nouveaux lecteurs sur ton blog, qu’est-ce que ça changera à ta vie ? Tu vas lire tous leurs commentaires ? Tu vas répondre à tous ? (comme tu le fais 😉 )

    C’est un peu, beaucoup, la question du : demain, tu reçois un million de dollars ou d’euros. Qu’est-ce que tu vas en faire ?

    La plupart des gens ne le savent pas.
    Comme ils ne savent pas, ne se sont pas penchés, sur ce qui compte vraiment dans leur vie.

    L’argent n’est qu’un moyen. Ce qui compte vraiment, c’est ce “choix que l’on va se donner la peine de suivre”.

    C’est le choix de mâcher et remâcher les mots, pour en exprimer tout le jus.
    Et s’amuser avec eux.

    Bien Amicalement
    L’Amibe_R Nard

    • Salut cher Amibe R Nard,

      J’adore également ces commentaires qui dénoncent avec une évidence certaine la fausseté des prémisses, en se donnant eux-même à coeur joie la mission de véhiculer avec eux leurs lots d’évidence tout aussi indémontrées…

      “A l’évidence, ceux qui ont sauté l’ont fait en connaissance de causes” : c’est évident oui… ils en ont d’ailleurs abondamment témoigné après avoir sauté…

      Je suis en tout cas ravi de savoir qu’un partisan de la spi, promoteur de la conscience de la totalité qui bannit notamment toute dualité repoussée comme illusoire, puisse si brillamment s’attacher à distinguer le vrai du faux et la logique de l’illogique.

      Je n’entends pas faire de mes articles des modèles de rigueur dans la trame argumentative, ni doter le lecteur du méta-langage (n+1) au sens de Tarski ou Popper qui lui permettrait d’apprécier la “fausseté” ou la “vérité” de mes affirmations de niveau (n).

      Sans cela, mes prémisses peuvent tout à fait être tenues pour fausses, et je l’accepte bien volontier. Toutefois, tout argument consistant à énoncer que mes prémisses sont fausses est alors lui aussi tout aussi subjectif et souffre donc du même mal.

      Mais admettons.

      Quand bien même ces gens auraient sauté en connaissance de cause, je ne perçois pas en quoi :

      “Entre une certitude et un espoir improbable/impossible, que choisissez-vous ?
      Entre griller à 100 % et sauter avec une chance sur un million de survivre…”

      vient contredire :

      “Car si vous êtes pris au piège et que vous allez commencer à brûler, en sautant par la fenêtre, vous n’êtes pas en train de brûler. Vous êtes encore en vie l’instant d’après”.

      Le fait de CHOISIR (avec sa volonté) la chance sur un million est contradictoire avec le fait que ce choix soit guidé par une volonté de survie ? (voulu par notre conscient et bien évidemment par le reptilien et le limbique également ?).

      Le fait de commenter 2 articles différents ne participe pas à la clarté du propos.

      S’agissant de tes exemples animaliers (dont il n’est pas question dans cet article invité), il est curieux qu’un lecteur doté d’une si haute abstraction intellectuelle comme toi se réfugie si habilement dans le 1er degré du terme “grandir” 😉

      Bien amicalement.

      • Amibe_R Nard says:

        Je suis en tout cas ravi de savoir qu’un partisan de la spi, promoteur de la conscience de la totalité qui bannit notamment toute dualité repoussée comme illusoire, puisse si brillamment s’attacher à distinguer le vrai du faux et la logique de l’illogique.

        Waow, je ne me savais pas partisan de tout ça. :-)

        C’est quoi la “spi” ?
        L’explication qui suit ? (qui est complexe et très difficile à appréhender dans sa totalité)

        Tant que j’y suis, je ne connais pas non plus Tarski ou Popper.

        Maintenant, puisque tu sembles demander des réponses, je vais te donner le pourquoi de ma pensée sur : “A l’évidence, ceux qui ont sauté l’ont fait en connaissance de causes” : c’est évident oui… ils en ont d’ailleurs abondamment témoigné après avoir sauté…

        A ça, je pourrai te répondre, que tous n’ont pas sauté du trentième ou cinquantième étage.
        Des feux, il s’en déclare dans des bâtiments moins élevés, où les chances de survie sont bien plus hautes. Deux, trois étages… et les gens sautent.

        Mais, comme nous étions au WTC (World Trade Center), ou dans ce genre de gratte-ciel infernal quand ils sont en feu, je vais te dire que j’ai beaucoup cherché à comprendre ce qui s’est passé ce jour-là.
        J’ai donc aussi lu l’article parlant du cerveau limbique/reptilien offrant quelques secondes de survie en plus. J’avais trouvé l’idée intéressante… même si un peu farfelue. Un peu farfelue car l’instinct de survie me paraît supérieur à cette explication.

        Sauf que cet instinct ne s’applique pas dans je vais mourir grillé dans les flammes du WTC ou mourir en m’écrasant au sol.

        Tu dis de manière amusante: “ils en ont d’ailleurs abondamment témoigné après avoir sauté”…

        Ma réponse est non.
        Non, pas “après” mais “avant d’avoir sauté”.

        Savais-tu que le 911 a été saturé d’appels de gens coincés dans le World Trade Center ?
        De gens qui savaient tout à fait qu’ils allaient mourir.

        De ces appels, j’en ai retenu un, très particulier qui m’a marqué (même si je ne pourrais pas te garantir qu’il s’agisse du World Trade Center, puisque j’ai écouté plusieurs 911)…

        Une femme se présente, se nomme et demande à l’opératrice de prévenir sa famille qu’elle va mourir.
        Opératrice : Les secours sont en route, ne vous affolez pas.
        Femme : Non, je vais sauter. Le feu arrive.
        Opératrice : Madame, attendez ! Les secours arrivent.
        Femme : Ils ne pourront pas m’atteindre, je suis trop haute.
        Opératrice : Attendez, ils vont bien trouver un moyen.
        Femme : Non, le feu est là. Et je ne veux pas que mon corps soit abîmé. Bye.
        Fin de la communication téléphonique.

        Oui : “je ne veux pas que mon corps soit abîmé”.
        C’est ce qu’elle a dit, en parlant d’elle de manière très détachée.

        Tout cela m’amène à penser que, à l’évidence, ces personnes ont sauté en connaissance de cause. Au moins cette femme.
        Dans ce cas, il ne s’agit pas de quelques secondes de vie en plus. Cette femme a pris le temps de téléphoner, comme beaucoup d’autres captifs de la tour, au lieu de chercher à survivre. Ceci avant de sauter.

        Cela démontre-t-il que le cerveau limbique nous pousse dans une conclusion erronée ?
        Ou bien que face à deux non choix : la mort ou la mort, le cerveau choisit le moins pénible. (en toute logique !)

        “Car si vous êtes pris au piège et que vous allez commencer à brûler, en sautant par la fenêtre, vous n’êtes pas en train de brûler. Vous êtes encore en vie l’instant d’après”.

        Cette phrase sous-entend que le cerveau choisit d’être en vie l’instant d’après… plutôt que de choisir sa façon de mourir. Lorsqu’il sait que ces chances sont nulles.

        Ok, comme tous les vivants, je ne peux me départir de cette idée d’une chance sur un million.
        Mais cette femme n’avait même pas cette illusion. Ni dans le ton de sa voix, ni en parlant ainsi de son “corps”.

        Là, on est dans la théorie démolie par les témoignages directs.

        Le fait de commenter 2 articles différents ne participe pas à la clarté du propos.

        Je les ai sans doute raccrochés parce qu’ils parlent tous les deux de “mourir”.
        Peut-être aussi que les Coudoux m’ont incité à trouver des exemples animaliers.

        Cependant, ce sont les procédés d’écriture qui m’ont particulièrement intéressé dans ces deux articles précis. Cette glissade féline dans les concepts. Le félin qui retombe toujours sur ses pattes.

        Dans celui-ci, le long cheminement du cerveau qui est une merveille mais que l’on piège aussi dans… deux “non choix” mortels… ce qui n’entrave pas la suite vers la conscience (prise ou reprise de conscience) et une révolution certaine.

        Dans l’autre, cette glissage de l’argent vers le “grandir ou mourir dans la nature”, pour justifier le désir de gagner plus. Par le biais d’une série de questions, pour lesquelles on a envie de répondre oui, bien sûr.
        Très fort, cette glissage.

        Trop, peut-être, pour que je n’ai pas envie de relire (oui, relire ! ça ne m’arrive pas souvent) et de tester la solidité des concepts évoqués. Et de constater que même si tes exemples sont facilement réfutables, le reste de ton cheminement tient la route, et que ça n’endommage pas tes conclusions.

        Je te tire mon chapeau.

        Bien plus que quand tu m’affubles d’une haute abstraction intellectuelle pour me renvoyer sur un premier degré de “grandir”. Amusante contradiction dans les termes.

        J’aurais pu aussi te dire que j’ai connu des gens qui n’ont pas évolué, ni cherché à gagner plus… quel que soit le niveau symbolique ou physique envisagé. Ils étaient heureux de leur petite vie tranquille et sans soucis, se moquaient pas mal du qu’en dira-t-on, avec raison.

        J’en connais d’autres, j’en lis, j’en ai lu d’autres qui ont eu besoin d’une crise cardiaque ou d’un accident de parcours (divorce, burn out, chômage…) pour ouvrir les yeux sur le fait que la règle n’est pas grandir ou mourir.

        Décroître, c’est aussi évoluer. C’est d’ailleurs une étape normale de l’évolution.

        Un jour, les enfants s’en vont. Un jour, à force de trop posséder d’objets, on se rend compte qu’on profite finalement peu de chacun d’eux.
        Un jour, les parents meurent. Un jour, on s’aperçoit que les vraies nouveautés qui nous font vibrer sont de plus en plus rares (c’est le travers de la connaissance, c’est le travers de l’âge et des rediffusions des mêmes films, des mêmes idées, des mêmes vieilles recettes)
        Un jour, on s’aperçoit qu’on vieillit et que l’argent ne peut rien pour lutter contre cette “décroissance physique”. Ça, c’est avant d’affronter la décroissance “psychique” d’une mise à la retraite, qui ne tarde pas à débouler avec ses valises d’ennui et de temps à tuer.

        Heureux celui qui a pensé à cette période de décroissance avec sérénité. 😉
        Pour celui qui n’a pas pensé à la fin de la croissance, la chute est rude.

        Je l’avais écrit dans ma première réponse. Je l’ai coupé, comme je coupe d’autres choses dans mes réponses. J’ai tendance à tartiner la page quand je mâche les mots. Et puis, cette conclusion me semble un tantinet défaitiste… qui aime à penser qu’il va vieillir, qui aime à penser que la décroissance se profile, en embuscade, dans sa propre vie ?

        Peut-être que je projette trop ma conscience dans le futur, lorsque je devrais me concentrer sur le plaisir du moment présent. L’enfiler, le renfiler.

        35 fois ? 😉

        Bien Amicalement
        L’Amibe_R Nard

        • Coucou cher Bernard,

          La question, me semble-t-il, n’est pas tant de savoir s’il est possible de choisir de sauter “en connaissance de cause” que de savoir si ce “choix” en est réellement un.

          C’est à dire si ce choix, tout aussi “conscient” qu’il parait, n’est pas en fait aussi et toujours guidé par le fonctionnement du cerveau plus profond.

          Après tout, je choisis bien consciemment d’ouvrir le frigo et de manger, alors que ceci est guidé par mon corps.
          Je choisis bien “consciemment” d’entamer des études de droit, pour réaliser, alors que je ne connaissais pas l’histoire de mon grand-père, que lui aussi a été juriste et de même sur les 2 générations précédentes.

          Tout comme des jumeaux ayant vécu à des milliers de distance depuis petit et qui, “consciemment”, choisissent tous deux, sans se connaître, de se lancer dans le métier de paléontologues, de s’habiller de la même façon, etc.

          Après tout, comme tu l’as si bien écrit ailleurs sur mon blog :

          “Enfin, en ce moment même, es-tu pleinement conscient de tout ce qu’il se passe dans ton inconscient ?

          Admettons donc que la réalité ne se limite pas à ce dont nous sommes conscient et à ce dont nous nous souvenons !”

          N’y a-t-il pas des facteurs inconscients ou plus profonds qui peuvent expliquer le comportement de cette femme qui a sauté ?

          Car, convenons-en tous les deux (si tu es d’accord bien sûr 😉 ), “le feu est là et je ne veux pas que mon corps soit abîmé” :

          sans vouloir faire de mauvais jeu de mots avec l’abîme, le fait de sauter ne serait-ce que du 10ème étage et ne pas vouloir que son corps soit abîmé…

          la raison invoquée par cette femme ne me semble justement pas exprimer la “toute connaissance de cause”.

          “Bien plus que quand tu m’affubles d’une haute abstraction intellectuelle pour me renvoyer sur un premier degré de “grandir”. Amusante contradiction dans les termes.”
          = je ne comprends pas cette phrase, ni la contradiction dans les termes…

          Pour le reste, il serait trop long de discuter de tout ici.

          Je rejoins en tout cas ton idée de l’importance de la sérénité dans la période de décroissance.
          Je m’ouvre à tes arguments s’agissant de cette décroissance, et j’avoue que je comprends.

          Je n’ai jamais prétendu que l’argent pouvait quelque chose contre le fait de “décroître”,

          J’ai aujourd’hui 30 ans et, comme nous l’avons déjà évoqué ensemble, peut-être que plus tard, je serai alors porté à m’orienter vers d’autres méthodes, d’autres approches de vie, d’autres objectifs (bref, que je continuerai de grandir ou « d’évoluer » si tu préfères, ce qui pour moi signifie la même chose 😉 ).
          La décroissance n’est pour moi en rien synonyme de non-évolution ou de non-grandir.

          A ce jour, je souhaite vivre ce que je vis, avec les idées et les croyances qui me guident.

          S’agissant du financier, puisque tu reprends cet exemple, pour pouvoir m’apercevoir que je peux m’en détacher.
          Ce n’est qu’une fois qu’on a eu de nombreux objets que l’on peut s’apercevoir que ça n’est pas leur nombre qui compte.
          Bien sûr, on peut comprendre intellectuellement (et peut-être même de façon encore plus profonde) que ça n’est pas cela qui rend heureux.

          Personnellement, je réalise bien sûr que mes plus beaux moments de félicités n’étaient pas du au solde de mon compte en banque. Et que la richesse (au sens large) ne tient pas toute entière (loin de là) dans celle financière.

          Par contre, je me « détacherai » beaucoup plus « en conscience » si j’ai vécu la richesse financière, que si je ne l’ai jamais atteinte et que, aigri, je répète que l’argent ne sert à rien.

          Pour moi, c’est seulement si j’ai été riche que je pourrai dire que l’argent finalement, n’est pas si important. Car sinon, je ne saurai jamais si je défends cette idée par frustration ou par pleine acceptation.

          • Amibe_R Nard says:

            Bonjour Grégory (enfin un peu de temps pour te répondre)

            Alors, je suis passé sur ton site, pour voir si j’avais déjà écrit ce que tu as dit. J’ai lu plusieurs réponses de BK, Bernard K. Un Bernard, tel que tu le décris : capable d’aller loin dans l’abstraction intellectuelle. Avec un stock de connaissances que je n’ai pas (encore) 😉

            Car, je ne suis pas BK.

            Ce qui ne m’empêche pas de partager plusieurs de ses points de vue.

            Comme des tiens.

            Effectivement, on peut toujours supposer une part d’inconscient. Et même si on savait tout du cerveau humain, il resterait le libre-arbitre et le vécu de la personne.
            Combien de secondes après son coup de fil a-t-elle sauté ?
            A-t-elle sauté tout de suite pour en finir, ou a-t-elle attendu l’ultime seconde ?

            Comme toi, je me suis dit : ne pas abîmer son corps, après une telle chute, gloups ! Sauf que ce corps, il reste reconnaissable, et que sa famille aura quelque chose à enterrer. Enfin, peut-être. L’effondrement du WTC a dû contrarier cette projection dans le futur.
            Moi, c’est cette projection dans le futur qui m’a interpellé. Une projection au-delà de la mort, au-delà du “être encore en vie l’instant d’après”.

            Un athée n’envisagera pas cette possibilité, un croyant en est capable. C’est le vécu, c’est le libre arbitre. C’est la croyance aussi. S’offrir aux lions, plutôt que fuir. S’offrir au bourreau plutôt que résister.

            Ce paramètre supplémentaire entre en ligne de compte, si on explore en profondeur la question “être encore en vie l’instant d’après”.

            Concernant l’argent, bien sûr qu’il te faut faire ta propre expérience. :-)
            Rien de mieux que sa propre expérience.

            Pour ce que j’en connais, l’argent, c’est un moyen, il sert à financer ce que l’on désire, les projets que l’on a.
            Mais aussi, malheureusement, beaucoup de superficiel, beaucoup d’inutile.
            Et souvent, trop souvent, la part du superficiel l’emporte sur les vrais projets. Avec le temps, le poids mort (objets en tous genres) augmente. Ça, tu vas le constater dans ta prochaine décennie. 😉

            Et ce poids mort non seulement coûte de l’argent à l’achat, mais aussi en entretien, zone de stockage, assurance, déménagement, etc. Au bout du compte, tu as là un véritable gouffre financier.

            Tu peux gagner autant de milliers d’euros que tu le souhaites, si tu investis toute augmentation dans ce gouffre superficiel, c’est comme si tu ne gagnais aucun supplément.

            Le corollaire de l’argent, ou sa face parallèle, c’est qu’on le gagne, mais aussi qu’on le dépense en achats.

            La différence entre riches et gens “normaux” réside dans leur façon d’acheter.
            Les riches achètent des biens qui ne perdent pas en valeur, ils se concentrent même, dès que possible, sur des biens qui vont prendre de la valeur.

            Une autre différence réside encore dans la façon de “gagner” de l’argent.

            Perso, j’aime beaucoup lire. Depuis des années, je note ce que coûte chaque livre pour savoir à combien me revient cette passion. J’en suis rendu à une moyenne de 150 euros mensuels.
            Somme rondelette à la fin de l’année.

            A partir de ce constat, je me suis abonné à une bibliothèque et depuis j’économise 95-98 % de la somme.
            Sauf qu’en réalité, je n’économise pas cette somme, je la “gagne”.

            Quand, pour le même temps de travail, je peux accéder à plus, je gagne de l’argent.
            L’argent n’est que l’indicateur de ce gain.

            Idem, quand je vais sur Ebay pour payer moins cher, je n’économise pas, je gagne de l’argent.
            Passer plus de temps à explorer le web, ou son environnement, pour gagner de l’argent, c’est une idée intéressante, non ?

            Car payer moins cher, c’est une autre façon de s’enrichir.

            Voilà le changement de point de vue qu’il faut adopter vis-à-vis de l’argent : on n’économise pas, on gagne de l’argent.

            Les riches parlent-ils différemment ?
            Je n’en ai pas vu beaucoup qui parlent d’économiser de l’argent.

            Si, en fin d’année, on cumule tout ce que l’on “gagne”, on s’aperçoit vite de son salaire réel.
            Et on s’aperçoit, de la même façon, qu’il existe bien des moyens de “gagner” de l’argent. Le salaire nominal n’en est qu’un parmi d’autres.

            Quand on est débrouillard, on gagne de l’argent.
            Quand on se prête des biens entre amis, entre voisins, on gagne de l’argent.

            Aux gens aigris, on devrait toujours poser la question : comment gagnez-vous votre argent ? 😉
            Beaucoup ne font rien pour “gagner” plus.
            Beaucoup investissent dans du superficiel et s’étonnent de ne pas “gagner” plus.

            Lorsqu’ils ont d’autres moyens à portée de la main.
            Cette prise de conscience, c’est aussi un moyen de gagner plus.
            Encore faut-il le quantifier ce moyen. L’argent “gagnée” est cet indicateur. 😉

            Bien Amicalement
            L’Amibe_R Nard

  15. Julien says:

    C’est marrant ce “Ses capacités de calcul surpassent d’ailleurs largement celle des ordinateurs les plus complexes de la NASA.”. On l’entend partout et je continue à affirmer que c’est totalement faux. Il possède des capacités que les ordinateurs de possèdent pas, notamment celle de prendre des décision prenant en compte ses sentiments et son ressenti, ce qu’un ordinateur ne fait pas aussi bien que lui. Mais pour ce qui est de la capacité de calcul, je suis désolé si je casse un mythe, mais aucun cerveau ne calcule aussi vite sur terre. Vraiment aucun !

    • Amibe_R Nard says:

      Bonjour Julien

      C’est surtout que ce n’est pas tout à fait comparable.

      Un cerveau humain est souvent très rapide, parce qu’il utilise une chose que l’ordinateur (encore mal programmé) n’utilise pas.

      Le cerveau utilise sa mémoire, son expérience.

      Certes, l’ordinateur calcule en nanosecondes, et bientôt encore plus vite.
      Mais il a toujours ce défaut. Si on lui présente deux fois la même opération, coup sur coup, son temps de calcul ne varie pas. Le cerveau humain reconnaît qu’il s’agit de la même opération et donne la réponse tout de suite.

      C’est de cette manière que les calculateurs prodiges calculent, en utilisant leur mémoire.
      Quand ils arrivent à décrire le processus, ils parlent des chiffres qui cascadent dans leur tête d’opérations mémorisées en opérations mémorisées, jusqu’au résultat.

      Pour l’ordinateur, on sait qu’il s’agit d’une répétition de traitements basiques.
      Les ordinateurs sont devenus (et la légende vient aussi de là, l’ENIAC, ancêtre de l’ordinateur, n’était pas super super rapide)… donc devenus puissants en terme de calcul, mais si tous les matins l’ordinateur doit réapprendre à faire son lacet, il va rester lent à mettre ses chaussures.

      C’est de la mauvaise programmation.

      Celle du cerveau humain travaille sur les tests, erreurs, avec souvenir.
      On pioche dans ses souvenirs, on tente le coup, on échoue, on adapte et on recommence le processus… une fois que c’est bon, on stocke la démarche pour la réutiliser au prochain coup. Qui va se présenter à 99 chances sur 100.

      Le jour où les ordinateurs auront accès à une vraie mémoire, où ils iront piocher. Là, on verra combien ils sont rapides. Et combien nos temps de réactions sont longs, cf. les distances de freinage.

      Bien Amicalement
      L’Amibe_R Nard

  16. Mosaïque says:

    Quelles belles, passionnantes et néanmoins stériles polémiques. Quelles que soient nos intentions, nos convictions, nos connaissances et nos envies nous ne faisons qu’interpréter le monde. Vous devez le savoir, la vérité universelle n’existe pas et la réalité n’est liée qu’à nous même, en dehors de ce que nous connaissons rien n’est réel, rien n’est traduit, rien n’est vrai, (on pourrait même remplacer “rien” par “tout” cela ne modifierait pas les conséquences sur nos vies. L’univers commence et s’achève avec nous. Nous somme le passage obligé de nous même, de ce que nous vivons et de ce qui nous entoure, sinon QUI parle à QUI et de QUOI ? Aucun cerveau humain ne possède la clé ultime car nos capacités sont limités au point que nous ne pouvons même pas imaginer ce qu’elles seraient si elles ne l’étaient pas. La marche à suivre est celle de nos pieds, le sens de nos vie est le nôtre et notre cerveau comprend, admet et prône ce que la vie à mis à sa portée. Admettre qu’il y a une infinité de vérités possible est peut être après tout la seule vérité unique.

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