Como el viento

Le soleil du matin, promesse d'un jour de liberté

Cet article constitue ma participation à cette rencontre amicale, “À la croisée des blogs” qui est un évènement inter-blog dédié au développement personnel. Il est publié mensuellement et chaque nouvelle édition traite d’un thème original. Ce mois-ci, c’est Franck, du blog Papa-blogueur, qui en est l’organisateur et qui nous a proposé de plancher sur “Prenons-nous assez de temps pour nous-mêmes ?“.

Je suis un conquérant du temps.

Oui je sais, le temps nous fuit entre les doigts. Cette denrée la plus rare qui soit et la plus importante de toute existence, je la tiens pourtant entre mes mains.

Tu crois que je vais te révéler mon secret ?

Il y a longtemps, je travaillais. Tous les jours. Sans arrêt. Quand je rentrais chez moi, une femme et deux filles m’attendaient. Je travaillais encore. Après, quand j’en avais encore la force, je reprenais quelques dossiers en regardant la télé. Et je m’endormais. La tête dans les papiers. La tête sur l’accoudoir du sofa. La tête ailleurs.

Les années ont passé. Le temps s’est échappé.

Et puis un jour, j’ai dit non.

Je me suis rebellé.

J’ai appelé le bureau pour leur dire que j’étais malade et que le docteur m’avait arrêté pour une semaine. J’ai dit à ma femme que je partais en voyage pour le boulot. Elle a haussé les épaules. J’ai même cru voir dans son regard de la satisfaction. J’ai embrassé mes filles qui m’ont demandé où j’allais exactement.

J’ai répondu : loin.

Leur regard résigné m’a fait mal au cœur. Un enfant dont les yeux ne brillent pas en pensant aux jours à venir, n’est déjà plus un enfant. Il est comme un petit robot. Un mécanisme sans vie. Comme moi.

J’ai fermé la porte d’entrée avec soulagement.

J’ai claqué la portière de la voiture avec un plaisir égoïste.

Moi. Juste moi, avec moi.

C’est bon.

En sortant de Bayonne, j’hésite un peu. Sur la gauche, je peux aller vers Dax, en allant tout droit, je peux rouler jusqu’à Pau pour tout oublier dans le confort du Parc Beaumont, un hôtel de luxe que je connais assez bien. Ou alors, je peux prendre à droite, vers les Pyrénées et la frontière espagnole.

Je veux de la paix. De la vrai. Donc je prends à droite car je sais que par là, j’ai peu de chance de tomber sur quelqu’un que je connaisse et que par là, il n’y a que des petits villages isolés .

J’aurai dû prendre mon anorak, car il risque de faire frais ce soir. Mais non, on ne part pas en voyage d’affaires avec un anorak.

Je commence à sourire. J’avale la route. Plus personne pour me déranger. Je suis seul avec moi.

Moi, moi, moi !

Je monte le son de la radio et je me mets à fredonner, le dernier tube qui joue. Chanteur nul, voix nulle, guitare nulle mais ce n’est pas grave, je me sens revivre. Je monte encore la musique qui fait vibrer le pare-brise et j’écoute le solo de guitare. Pas doué le garçon. Avec ma Fender, je faisais bien mieux que ça.

Tiens, ça fait combien de temps que je n’ai pas gratté ? J’aurai dû la prendre ma guitare ! Mais non, encore une fois, on ne part pas en voyage d’affaires avec une mallette noire dans une main et une housse de guitare dans l’autre.

Les kilomètres défilent, la route monte un peu et joue à cache-cache avec les collines. Je n’ai pas de plan. Je vais vers l’Espagne ou pas ?

En arrivant à Cambo-Les-Bains, j’hésite un peu et puis, d’un coup de volant intuitif, je prends à droite.

Tout est calme. La nature est belle, verte, vallonnée avec les sommets blancs des Pyrénées au loin. Ça fait combien de temps que je ne suis pas venu par ici ?

Pourquoi ?

Je passe un autre village. Espelette. Les champs sont bien cultivés, bien propres. Ma fenêtre est ouverte et j’aspire l’air à fond. J’ai l’impression de ne pas avoir respiré comme ça depuis des années.

En fait, il y a tellement longtemps que je n’ai pas respiré du tout.

Je passe encore d’autres villages. St-Pée-sur-Nivelle, Amotz, Cherchebruit. Cherchebruit ? Quel drôle de nom pour un lieu si calme. J’en éclate de rire.

Ça fait deux fois en moins d’une heure que je ris comme ça. Ma femme ne me reconnaitrait pas. Une pointe de remords cherche à m’envahir mais je la balaie rapidement, comme de la poussière qu’on cache très vite sous le tapis.

Sans trop réfléchir à mon orientation, je continue. Je me dis que je vais suivre cette route jusqu’à la frontière et que je redescendrai ensuite pour chercher une petite chambre d’hôte pour la nuit.

Je sifflote. J’ai laissé Bayonne et ma vie de chien battu derrière moi. Des pensées coupables cherchent à nouveau à s’insinuer dans mon esprit. Pas maintenant. Je veux encore profiter de ce petit bout de temps, de ce petit bout de route qui serpente entre les grandes collines vertes.

Alors que je pénètre dans un petit bois, je fronce les sourcils.

Déjà arrivé ? Je m’attendais à devoir grimper bien plus. Mais non, la frontière est là, juste devant moi sur cette départementale déserte baignée par un soleil printanier.

Frontière est d’ailleurs un bien grand mot.

Il y a juste une pancarte en couleurs pour indiquer l’entrée en Espagne. Sur la gauche, une petit clairière va me permettre de faire ce demi-tour. Pourtant, juste au bord, il y a une espèce de grande table, une immense dalle de pierre à laquelle est attablé un homme, assis sur ce qui parait être un long tronc d’arbre couché, épais et moussu.

Il me regarde pendant que je fais mon demi-tour le plus rapidement possible.

Il me salue de la main.

Je lui réponds d’un hochement de tête.

Il me fait un signe de le rejoindre.

J’hésite un peu. Quelque chose me retient. Je n’ai pas… je n’ai pas le temps ?

J’ai envie de me frapper le front sur le volant. Je suis donc si bien programmé, si bien dressé par mon train-train ? Je dois me forcer à me rappeler que je n’ai pas de rendez-vous, que je ne suis pas pressé, que j’ai tout mon temps, que je suis libre comme l’air pur de cette vallée.

J’ai presque du mal à me croire.

Je stoppe le moteur. Et là, le silence me prend complètement. Intense, apaisant, enivrant. Pas un bruit, juste quelques oiseaux qui chantent et un léger vent dans les arbres.

Je sors lentement de la voiture et je ferme la portière tout en douceur comme pour ne pas déranger.

L’inconnu, entièrement vêtu de noir, me fait signe de m’asseoir. Il a le crane rasé et un bouc tout blanc qui trahit son age. Son regard est direct et son sourire, authentique.

“En promenade ?” me demande-t-il dans un français accentué.
“Oui, en quelque sorte et vous ?”
“Moi aussi,” me répond-il en pointant sur sa gauche. “Je suis venu avec le petit train à crémaillère jusqu’au col de la Rhune, son terminal. Et puis, j’ai marché jusqu’ici où je fais une petite pause,” dit-il en avalant un bout de son sandwich. “Vous en voulez ? J’en ai acheté plusieurs.”

J’ai faim et le fait de le voir mordre dans le pain croustillant aiguise encore plus mon appétit. Moi qui n’ai d’habitude pas faim à cette heure ci.

“D’accord mais je vous paie pour le sandwich.”

Il me regarde, presque choqué puis part dans un grand éclat de rire qui fait vibrer la clairière. Un véritable rugissement. Il secoue la tête.

“Goûtez-moi celui là au chorizo. Un délice ! Je l’ai acheté ce matin à la Rhune.”

Il pousse le sandwich devant moi, sort un gobelet identique au sien de son sac à dos et me sert un peu de vin rouge. J’ai à peine le temps de déballer mon chorizo que déjà il lève son verre.

“Santé ?” me dit-il avec son accent qui ne me parait pas espagnol.
“A la vôtre,” je lui réponds avec un sourire et nous trinquons.

Pendant quelques instants, nous mangeons en silence. Le sandwich est délicieux, le chorizo encore tiède et piquant. Je bois une gorgée de vin. Je savoure de toute mon âme cet instant, perdu au milieu de nulle part, avec cet inconnu.

Il me voit sourire.

“La vie est belle ?”
“J’aimerais bien,” je lui dis, mon visage redevenant sérieux.
“Oui mais là, maintenant, on est bien, non ?”
“C’est vrai, c’est bon. Mais, ce qu’il y a avant et après l’est moins.”

Il hausse les sourcils. Il a une petite lueur dans les yeux.

“Le passé est passé et le futur n’est pas encore là,” conclut-il avant de mordre à nouveau dans son sandwich.
“Et si je vous disais que je suis en fuite,” je lui dit brusquement, regrettant immédiatement mon aveu.

Mais non, ça le fait juste partir d’un nouveau grand rire contagieux.

“Aha,” me dit-il d’un ton mi-sérieux, mi-facétieux, ”vous êtes un dangereux criminel échappé de prison, vous !”

Je ne peux m’empêcher de sourire.

“En quelque sorte. Ma prison, c’est ma vie actuelle.”
“Et pourquoi ? Vous n’aimez pas votre travail ?”
“Si, ça va, mais j’en ai trop. Ma femme le ressent. Mes filles ne me voient plus. Je cours, je cours et j’étouffe.”

Il m’écoute en buvant un peu de vin. Il hausse un sourcil.

“Pourtant, aujourd’hui… vous êtes ici… tranquille. Vous prenez un peu de temps pour vous ?”
“Je vous l’ai dit, je suis en fuite. J’ai menti à ma boite. J’ai menti à ma famille et je suis parti. Comme un voleur.”

Il repose son verre. Il a l’air choqué.

“Je suis désolé,” je lui réponds. “Je vous ennuie avec mes histoires minables qui ne vous regardent pas.”

Il secoue la tête.

“Non, non, je suis simplement étonné que vous n’ayez pas fuit avant. Moi je n’aurais pas pu tenir, sinon je serais tombé dans l’alcool ou les drogues.”

Son regard se fixe au-dessus de mon épaule, perdu dans le lointain. C’est comme-ci des souvenirs lui revenaient. J’essaie de ramener son attention en continuant.

“Si seulement j’avais un peu de temps de libre, juste pour moi. Je pourrais me relaxer, recharger mes batteries, faire un peu de guitare. Et puis, après, je serais plus disponible pour jouer avec mes filles et parler avec ma femme. Mais non. Ça fait des années que ça dure. Je n’en vois pas le bout, alors, ce matin j’ai craqué.”

Il caresse sa barbiche blanche.

“Vous êtes courageux d’avoir tenu si longtemps, mais vous allez droit au mur si vous continuez comme ça. Peut-être que vous pourriez même vous accrocher encore mais vous ne seriez plus qu’une ombre sans vie, obscurcissant le reste de votre famille.”

Je continue à manger mon sandwich. Il a moins de saveur.

“Ceci dit,” reprend-il avec un petit sourire, “vous avez fait un premier pas dans la bonne direction aujourd’hui.”

Je hausse les épaules.

“Si seulement j’avais plus de temps…”

Il écarte les bras.

“Vous l’avez, ici. Maintenant.”

Je penche la tête sur le coté en faisant la moue, pour lui faire comprendre que c’est plus compliqué que ça.

Il insiste.

“Vous savez ce que disait Saint-Augustin ?” Il inspire un grand coup : “Qu’est-ce que le temps ? Si personne ne me le demande, je sais ce que c’est; mais si je veux l’expliquer à quelqu’un, je ne sais plus !”

Je repose mon gobelet vide et je fronce les sourcils. Il se penche un peu en avant.

“Ce que j’en déduis,” dit-il avec un petit sourire, “c’est que le temps pris pour soi est le plus pur, le plus fluide, le plus important qui soit. Il ne doit jamais être sacrifié aux autres. Sinon, vous vous perdez et vous perdez ceux qui vous entourent.”

Je hoche la tête.

“Croyez-moi, si vous voulez plus de liberté, plus de temps, si vous le désirez vraiment, vous pouvez changer votre situation. Vous n’êtes pas un prisonnier en fuite, comme vous disiez tout à l’heure. Vous êtes libre. Vous avez le temps. Si vous le voulez.”
“Vous pensez ?”
“Regardez, vous êtes ici aujourd’hui.”
“Oui mais ce n’est pas vraiment ça que je veux.”

Il secoue la tête.

“C’est un début. Vous aviez vraiment besoin d’un bol d’air et vous le prenez maintenant. Cela va vous permettre d’y voir plus clair et votre créativité va rebondir. Vous allez trouver des solutions qui vous conviennent à vous et à votre famille.”
“Vous croyez vraiment ?”
“J’en suis certain.”

Je souris. Il part de son rire de stentor et nous finissons tranquillement nos sandwiches.

“Vous faites quoi après ?” me demande-t-il, en me resservant un peu de vin.
“Je ne sais pas.”
“Vous devriez faire le chemin que je viens de prendre. Une petite marche, ça vous détendrait et puis c’est une très jolie randonnée.”
“Mais je ne connais pas l’itinéraire.”

Il éclate de son rire qui résonne à nouveau dans la clairière.

“C’est facile ! Le chemin longe la frontière qui est délimitée par de grosses bornes en pierre. Tenez, comme celle-là,” dit-il en pointant quelque chose à coté de mon bras.

Ce que j’avais pris pour un gros accoudoir pierreux est en fait une de ces bornes. Je l’examine et je vois qu’elle porte un numéro gravé. Le 36.

Il comprend mon étonnement. “Oui, les bornes sont numérotées et la station du col de la Rhune est la 24. Donc vous pouvez y aller tranquillement. En moins deux heures.”
“Ça monte ?”
“Un peu oui.”
“Mais après il faudra que je revienne…”

Je regarde ma voiture. J’hésite.

“Écoutez, me dit-il, vous pouvez faire la marche et si vous voulez, moi j’amène votre voiture jusqu’à là-bas. Je suis un peu fatigué et je n’ai trop envie de faire la marche en sens inverse. J’ai juste envie de me poser dans le train à crémaillère et de redescendre jusqu’au terminus où j’ai garé ma voiture, tôt ce matin.”
“Vous êtes d’ici ?”
“J’habite dans la région, oui. Tenez, je laisserai votre voiture à la borne 23, ce sera plus pratique, elle est juste au bord de la route. Et je glisserai la clef de contact dans le pot d’échappement.”
“Ça fait très agents secrets ça.”

Nous sourions et il enchaine.

“Oui mais on a trouvé une solution qui nous convienne à tous les deux pour bien profiter de notre temps, non ?”

J’éclate de rire et je le regarde d’un air amusé.

“Vous avez l’air d’être un expert dans ce domaine.”
“J’ai mis longtemps à comprendre comprendre l’importance de ces moments pour soi mais maintenant, je sais qu’ils sont primordiaux. Même ma femme me laisse tranquille.”

Nous rions encore de bon cœur.

“Allez, vous avez raison ! C’est d’accord, je vais la faire cette marche.”

Quelques minutes plus tard, je suis prêt à partir dans ma tenue de ville qui n’est pas très pratique mais enfin, j’ai mon sac en bandoulière dans lequel mon nouvel ami a glissé le reste du vin et un troisième sandwich, “au cas où,” a-t-il dit avec un petit air lutin.

Il est déjà au volant de ma voiture, le moteur tourne et il me donne les dernières consignes pour que je ne me perde pas.

“Mais ne vous en faites pas, c’est facile,” conclut-il, “alors, bonne promenade !”

On se salue. Il s’appelle Paul me dit-il. Sa poignée de main est ferme. Ça me fait tout drôle de voir un inconnu dans ma voiture.

Et si…

Je chasse ces mauvaises pensées et je le resalue alors qu’il passe la première. Il me fait aussi encore un grand signe en commençant à rouler doucement.

“C’était un plaisir de bavarder avec vous,” me dit-il.
“Moi aussi.” Une question me revient. “Dites, vous avez un accent mais il n’est pas espagnol.”

Il rit en s’éloignant.

“Oui, je suis Brésilien,” crie-t-il. “Au revoir !”

Il n’a pas le temps de voir mon air ébahi.

Il quitte la clairière, s’engage doucement sur la route, passe la frontière avec l’Espagne et disparait dans un tournant.

Le silence retombe très vite. Il y a juste les oiseaux, un vent léger et moi.

Voilà, je suis seul.

A nouveau.

C’est bien ce que je voulais, non ?


Vous voulez connaitre la fin tout de suite ? :)

Como el viento

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(Photo : Arnofoto)


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Commentaires

30 commentaires pour “Como el viento”
  1. Magnifique. Histoire vécue ? ça paraît un peu trop romancé pour être vrai 😉

  2. Jean Philippe, c’est dur de nous laisser sur un (a suivre) au moment ou le suspens monte comme ça! j’adore en tout cas!

  3. Mestizaje says:

    Génial, une nouvelle histoire à suivre !! J’en redemande déjà !!
    Par contre … qu’est il advenu dans notre étrange école et surtout que s’est-il passé pour Tin et Takamat ?
    Vite, vite la suite !

  4. Coumarine says:

    oh lala… je croyais que l’histoire se terminerait ici… mais non! avec des perspectives de rebondissements! Parce que, laisser comme ça sa voiture à un inconnu, fût-il sympa…. mince…

  5. Sebastien says:

    Très belle histoire, Jean-Phillipe. J’ai hâte de lire la suite.

  6. Pastelle says:

    Moi j’appelle ça de la cruauté mentale.
    C’est pas humain de s’arrêter là !!!

  7. thierry says:

    La suite: le Brésilien pique la voiture, récupère l’adresse du proprio, prend les filles en otage, récupère la rançon et ensuite se taille avec la femme au Brésil.
    Le pauvre gars ne prendra plus de temps pour faire une pause, travaillera jusqu’à la fin de sa vie sans même oser réfléchir à quoique ce soit! ses deux filles, lasses de voir leur père dans cet état rejoigne leur mère quelques temps après….

  8. thierry says:

    Je reprends, merci pour ce début d’histoire! tu peux effacer mon premier commentaire peu constructif!

  9. fabrice says:

    Excellent! Même question qu’Olivier, c’est romancé?
    Ha la fin,j’ai cru que tu avais rencontré Paolo Cohelo, il vit dans la région il me semble.

  10. T’es trop fort Jean-Philippe, tu viens d’inventer un nouveau concept : le car-jacking spirituel mdr. Perso je suis totalement fan !

    @Thierry j’ai tout de suite reconnu le brésilien qui à su immédiatement comment cette histoire va se finir. J’étais mort de rire en lisant ton com !

    Bon plus sérieusement, ça fait bien longtemps que j’ai pas passé un aussi bon moment de lecture. Je me suis vraiment bien marré :-) et rien que pour ça, je t’en remercie JP -et thierry-. Comment ? le devperso ? Ah oui j’allais oublié… je suis parfois dans la même situation que cette homme, je vais bientôt avoir un second fils et mon nombre d’heure au boulot ne semble pas vraiment aller vers la diminution. Nous verrons bien !

    En tous les cas merci pour la tranche de rire, j’attends la suite avec impatience :-)

  11. thierry says:

    @fabrice effectivement j’ai pensé à Paulo Coelho!

  12. Jean-Philippe says:

    @Olivier Merci beaucoup ! Il y a toujours une part de vécu dans mes histoires mais, dans ce cas, elle est toute petite. 😉

    @Julien Merci pour le compliment. 😉

    @Mestizaje Les suites d’Une étrange école et des 9 étoiles du désert sont prêtes… mais c’est la place qui me manque… :)

    @Coumarine …mais le suspense n’est peut-être pas là où tu l’attends. 😉

    @Sebastien Merci pour tes compliments. :)

    @Pastelle 😀

  13. Jean-Philippe says:

    @thierry Effacer, pourquoi ? Non au contraire, c’est tout à fait plausible. Connaissant bien les Brésiliens, je pense que cela aurait été possible. (Sans offense pour le Brésil que j’aime beaucoup)

    @fabrice Bravo ! Tu as bien deviné. Il a une maison assez près de cette borne du coté de Lourdes. :)

    @Mohamed Merci beaucoup ! Mais je ne sais pas si la suite sera aussi amusante…

    @thierry Ah bon ? Alors c’est toi qui a trouvé en premier ?

  14. Superbe histoire !
    Merci pour ta participation à cette croisée des blogs d’avril 2011
    http://www.papa-blogueur.com/festival-a-la-croisee-des-blogs-prenons-nous-assez-de-temps-pour-soi

  15. Cindy says:

    Tous les ingrédients pour tenir le lecteur en haleine 😉
    Je suis impatiente de lire la suite.

  16. Jean-Philippe says:

    @Franck Merci à toi pour l’organisation de cette Croisée des blogs !

    @Cindy Merci beaucoup pour le compliment ! La suite, et la fin d’ailleurs, sont prêtes. 😉

  17. Virg says:

    Impatient de lire la suite également !! rien de tel qu’une petite histoire comme cell-ci devant un bon petit café ! merci :)

  18. Bravo Jean-Philippe ! On attend la suite :-)
    Ca m’est déjà arrivé de partir comme ça quelques jours sur un coup de tête ; et comme nous ne connaissons pas la suite de l’histoire, je précise tout de suite : tout s’est très bien passé !!

  19. Jean-Philippe says:

    Merci Thierry-Charles ! …alors ce serait un rôle qui t’irait comme un gant ? 😉

  20. Christine says:

    Merci pour cette belle histoire initiatique, Jean-Philippe.
    Je l’ai bien appréciée.
    Romancée, si peu : un ami qui croule sous le travail du système avec un poste à grosses responsabilités, a fait le même genre d’escapade ; à Bugarach ! avec une descente du Mont en pleine nuit, passant à tâtons par un chemin de chèvre dans les barres rocheuses…. toutefois très guidé intérieurement, intuitivement, puisqu’Il est revenu au village, sain et sauf, complètement transformé. Il s’en souviendra toute sa vie.
    Un kern (ces monticules de pierres qui marquent le chemin dans le brouillard) en montagne) dans une vie.
    Une autre ballade initiatique. D’ailleurs, il ne râte pas sa ballade ressourçante en forêt des Vosges du Nord tous les WEs.
    D’ailleurs il a commencé la tienne….
    Merci et bonne continuation à nous faire voyager ; et que ton histoire se dissème dans le vent !
    Amicalement

    • Merci beaucoup Christine pour ton commentaire !

      Je ne connaissais pas du tout Bugarach et il semblerait que ce soit “le lieu” où il faut être ce 21 décembre pour survivre la fin du monde et être sauvé… Toujours rebelle, j’irai donc visiter ce pic en 2013. 😉

  21. Thierry says:

    A propos de bugarach, j’ai écouter le podcast sur france muisique, “Bugarach, le village qui attend l’apocalypse” – Information – France Culture http://bit.ly/SLbnbe ça donne envi d’y aller faire un tour. Après l’apocalypse bien sûr

  22. Albin says:

    Bonjour Jean-Philippe,

    j’ai terminé ce soir au bord de la mer, ce fantastique récit.

    Comme à chaque fois, après la lecture de l’un de tes livres c’est désormais le quatrième, on se retrouve invariablement plongé dans une introspection. Et j’aime ça 😉

    Alors, je voulais te dire une fois de plus merci, pour tout ce que tu nous offres au travers de tes livres, c’est toujours aussi passionnant.

    Je te souhaite une excellente journée.

    Albin

    • Merci infiniment Albin !

      Ce que tu me dis me touche beaucoup et m’encourage à poursuivre encore plus dans la même direction. C’est pour ça qu’on est ici, sur terre… pour apporter quelque chose aux autres, comme toi tu le fais dans ton propre domaine. Sinon, à quoi ça sert la vie ? 😉

  23. Bonjour,
    Parabole sur la prise en main de son destin selon Jean-Philippe.
    Je viens de lire “como el viento” sur mon balcon, en regardant… la montagne.
    Etant moi aussi amateur de randonnée montagnarde, j’ai eu l’impression de ressentie l’évolution du personnage principal de ton histoire.
    La montagne est un lieu qui vide la tête dès les premiers pas.
    Simplement contée et très accessible: bravo Jean-Philippe!

    Petite anecdote. J’étais en vacances au Canada il y a quelques années, et nous étions en famille avec un jeune guide qui nous faisait baladait à pied ou en canoe dans le parc de la Mauricie. Il était totalement heureux et cherchait à comprendre pourquoi certaines personnes vivaient mal leur existence. Après une discussion, sa conclusion a été. “Le problème avec beaucoup, c’est qu’ils manquent de bois” (avec un superbe accent québécois). Il avait tout compris…

    • Merci beaucoup (les) Jacques pour ces compliments !

      L’anecdote de Mauricie est excellente et, quand on y réfléchit bien, plus profonde qu’elle n’en a l’air. 😉

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