La force dans la peau

L’ordre 66 va être appliqué...
Ce matin vous vous êtes réveillé de bonne humeur.

Vous ne savez pas exactement pourquoi mais ce n’est pas grave. La journée est belle, c’est peut-être le week-end et donc il n’y aucune contrainte à l’horizon.

Alors que vous êtes en train de prendre votre petit-déjeuner, seul ou en famille, vous sentez quelque chose qui monte lentement de vos entrailles, une sensation floue qui, peu à peu, se transforme en une sorte de malaise indéfinissable. Ce n’est pas bien grave et vous pourriez juste le repousser pour l’oublier.

Mais non, alors que vous placez votre bol dans l’évier, vous laissez cette sensation pourtant inconfortable monter en vous. Elle se répand lentement dans votre corps, envahit chaque muscle et va se nicher dans chaque articulation.

Vous savez que ce n’est pas grave, qu’il n’y a pas besoin d’appeler un docteur. Tout cela est très subjectif mais néanmoins, cette sensation commence à vous étouffer.

Appuyé à l’évier, Vous la laissez lentement envahir votre cerveau et soudain, vous comprenez. Du fin fond de votre être, vous venez de faire l’expérience la plus commune qui soit chez les êtres humains : l’appel de la vie.

S’écouter

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette période de l’année est généralement celle où cette sensation est la plus forte.

C’est sans doute dans l’ordre naturel des choses, car avec le printemps et les beaux jours, les fleurs éclosent et les arbres se recouvrent d’un manteau vert. Tout est un appel à la vie, alors pourquoi en serait-il différent pour nous ?

Examinez-vous un petit peu. N’avez-vous pas vous aussi des désirs ? N’avez-vous pas envie d’accomplir certaines choses ? De vous lancer quelques défis ? N’ayez pas peur, c’est humain et naturel. Nous avons tous et toutes besoin de nous exprimer, d’une manière ou d’une autre.

Cela peut être par la création ou en apportant de l’aide aux autres mais quand la nature parle, il est difficile de lui résister. Et ne me dites pas que vous n’entendez pas cet appel. Nous le ressentons tous, petits et grands.

C’est instinctif. C’est dans nos gènes. C’est ce qui fait que nous existons, ici et maintenant, après une très longue et très lente évolution depuis la nuit des temps.

Ne pas s’écouter

Pourtant, nous tentons de résister à cette force primale.

Notre société est devenue une organisation parfaitement huilée qui ne laisse aucune place au hasard. Tout doit être logique. Si on entreprend quelque chose, on doit le faire pour telle ou telle raison. Il faut un motif. Une explication rationnelle.

Mais cela ne fait pas bon ménage avec les forces de la nature. Un instinct ne s’analyse pas. Une force intérieure qui nous pousse dans une direction précise ne s’intègre pas dans un calendrier, uniquement pendant les jours fériés.

On ne prend pas rendez-vous avec cette énergie comme l’on prend rendez-vous avec son dentiste. Il faut être prêt et accueillir cette vague, quelque soit sa nature.

Évidemment, de nos jours, c’est très difficile à réaliser. Très peu de gens peuvent se laisser aller à ces élans. Le monde est trop bien organisé – policé ? – pour que cela puisse se produire.

Alors, que se passe-t-il ?

Lutte interne

On résiste.

On résiste par tous les moyens. On serre les dents. On se dit d’arrêter d’être capricieux comme un enfant. On se dit qu’on a des responsabilités. On se dit que plus tard, cela sera possible.

Mais pas maintenant.

Néanmoins, cette force, elle existe… elle ne peut pas disparaitre comme par enchantement.

Alors, où va-t-elle ?

Avant, il y avait la religion et les grandes causes sociales ou politiques pour l’évacuer. Mais les désillusions du XXe siècle les ont balayées.

Coincée dans notre corps, bloquée par notre volonté, étouffée par notre vernis social, elle nous transforme malgré nous et finit quand même par sortir, d’une manière ou d’une autre.

On devient peut-être plus agressif avec les autres. On passe trop de temps devant la télé. On ne retient pas l’ascenseur pour quelqu’un qui arrive en courant. On achète beaucoup trop de choses inutiles. On blâme son patron, les autres, la société. On boit trop de café ou d’alcool. On fume trop. De tout.

Tous nos vices secrets ne sont que forces non-exprimées.

On fait tout pour oublier cette pulsion qui nous brule de l’intérieur parce que nous ne la laissons pas s’exprimer.

Reconquérir son existence

Pourtant, il est possible de tourner les tables.

A tout moment. A tout âge.

Pourquoi ne pas laisser cette force s’exprimer un petit peu, histoire d’avoir un meilleur équilibre dans sa vie ? Pourquoi vouloir toujours la contrôler ou la réduire à néant ?

D’ailleurs, je pense qu’une des raisons du pessimisme ambiant est que nous ne laissons pas cet instinct s’exprimer. Cette force vitale se nourrit d’elle-même. Alors, soit elle nous détruit à petit feu soit elle nous fait avancer, nous permettant de nous exprimer clairement.

De plus, certains disent qu’ils n’ont pas désirs particuliers, pas d’envies spéciales. Je ne suis pas un expert mais je suspecte que, derrière ces façades lisses et calmes, il existe des volcans bien dissimulés.

Mais tout ceci n’a pas besoin d’être.

Laissons-nous nous exprimer, juste un petit peu.

Essayez, et vous verrez. :)

Cela soulage. Cela fait du bien. Cela redonne le sourire.

On se sent revivre.

Éclosions

Moi aussi, j’essaie de m’exprimer, de contribuer. Vous le voyez régulièrement par mes articles, mes histoires et mes ebooks. Si je n’avais pas de blog, il faudrait bien que je trouve un autre moyen de sortir tout ça.

Et comme à chaque printemps, mon activité redouble.

Il y a deux semaines j’ai sorti mon dernier guide Reconquérir sa vie qui, je pense, peut vous aider à vous exprimer de nouveau, tout en douceur.

Ce jeudi, je vous proposerai la deuxième partie de Como el viento, cette histoire commencée le mois dernier. Mais cette fois-ci, je vous offrirai la possibilité d’acquérir toute la série d’un seul coup, pour ceux et celles qui n’ont pas la patience d’attendre chaque épisode sur le blog et qui veulent connaitre la fin rapidement. 😉

Et puis, à la fin du mois, nous allons nous embarquer dans un nouveau challenge Cloudbraining. C’est l’occasion idéale, juste sur un mois, de vous laisser vous exprimer, de vous lancer sur un projet passionné – et passionnant – de votre choix, sur 30 jours. Parce que c’est le printemps et parce que je veux que vos forces créatrices puissent s’exprimer, je vous proposerai des prix très spéciaux pour que chacun, quelque soit son budget, puisse participer.

A votre tour

Alors ce matin, après tout, n’est pas si mal. Il vous ouvre des possibilités.

Ce matin vous fait prendre conscience de votre potentiel. Tranquillement, vous nettoyez votre bol et, en sortant de la cuisine, vous respirez un grand coup. Cette force, finalement, n’est pas coupable. Il n’y a rien à craindre. Tout dépend de ce que l’on veut faire d’elle. Bien accompagnée, elle vous sublimera.

Et comme ne l’a jamais dit Dark Vador, que la force soit avec vous. :)

Un petit challenge pour ceux ou celles qui ont “trop” de force : dans quelle ville a été prise la photo de Dark Vador et des Stormtroopers en haut de page ? (Ce n’est pas dans l’Empire galactique, promis !) J’offre une copie de Reconquérir sa vie (27 EUR) au premier qui me donne la bonne réponse dans les commentaires. 😉

(Photo : Jango Fett)

Commentaires

14 commentaires pour “La force dans la peau”
  1. Cédric Denuwelaere says:

    Bonjour,

    C’est la Sagrada Familia, à Barcelone.

  2. Mestizaje says:

    On dirait la Sagrada Familia à Barcelone… mais zut, je suis 2ème !!
    Bonne journée, bisous !

  3. Brigitte says:

    Bonjour Jean Philippe,
    Ne serait ce pas Notre Dame à Paris ?
    Et merci beaucoup pour la qualité de tes articles que je lis maintenant depuis quelques semaines …Bravo !
    Bonne journée !

  4. Yuca965 says:

    Je suis d’accords, au printemps on a tendance à se lancer dans des projets, personnellement en ce moment j’aimerais tester la méthode de Gesret pour l’asthme, mais rien n’est facile -_- .

  5. Nomoto says:

    Huhuhu… Confirmé pour la Sagrada :)
    Bon, sinon je ne comprends rien à ce billet ésotérique. La Force, c’est de la science-fiction, vous vous souvenez ?
    Je suis extrêmement rationnel et ça ne m’empêche pas de vivre ! Au contraire, j’ai besoin de tout expliquer sinon ça m’empêche de dormir.
    Et ce n’est pas incompatible avec une révolution personnelle 😉

    Au passage, merci pour “Etes-vous une sardine ?” que j’ai lu il y a quelques semaines et qui, combiné à plusieurs autres lectures, m’a apporté une réponse que je cherchais depuis des années (et Dieu sait que je n’imaginais pas trouver une quelconque réponse dans un ebook).
    Merci vraiment (notamment pour la page 22 ! huhu), je respire déjà un peu mieux.

  6. Alexis says:

    Bel article!! Surtout que je viens d’experimenter cette sensation ces deux derniers jours…

    pour reprendre tes mots c’est comme un volcan qui gronde au fin fond de moi et ca des le reveil, pas vraiment facile de savoir ce qu’il se passe… et je reste tout a fait d’accord sur la difficulte de trouver une voie de l’evacuer d’une maniere intelligente de nos jours..

  7. Amibe_R Nard says:

    Oui, c’est bien la Sagrada Familia, qui ressemble fort à un vaisseau spatial ! :-)

    Pour la force naturelle, c’est certain qu’elle est là.
    Certain aussi que la société tente de la juguler par tous les moyens.
    Ne faut-il pas dominer la nature !

    Dominer la nature… :-)

    Essayez donc de réprimer un sourire quand il monte.
    Essayez donc de bloquer un rire quand il éclate.

    La Force (même au sens de Star Wars) est là.
    La Force de vie est là.

    Et le printemps aide à sourire, ou même à rire.

    Alors pourquoi se priver d’être heureux ?

    Merci à toi Jean-Philippe de nous le rappeler. :-)
    l’Amibe_R Nard

  8. dieurdieuf says:

    Coucou Jean-Philippe.

    Excellent article ! Pour la photo, je sèche. Tant pis pour la reconquête de ma vie…

    Mais cette fois, j’ai l’impression de lire mes pensées. Sauf que la bonne humeur remonte à la semaine dernière (la faute à un triste évènement dans mon entourage)… Pour le reste, tout y est.

    Et maintenant, le volcan est prêt à exploser.

    Merci pour ces paroles pleines d’espoir, j’essaie de puiser quelques forces dans la nature et les bons moments qui se présentent, hélas pas assez nombreux.

    Bonne journée (ou bonne nuit, selon le décalage horaire).

  9. Jean-Philippe says:

    Merci à tous et toutes pour vos commentaires !

    C’est donc Cédric qui a été le plus rapide, car la photo a bien été prise devant la cathédrale de la Sagrada Familia à Barcelone. Bravo et bonne lecture de Reconquérir sa vie. 😉

  10. Angélique says:

    Bonjour,
    Je ressens cette force naturelle au printemps en effet.
    Et pas seulement.
    Comment dire ? Étant donné que je suis la première femme à commenter ce post, j’ajouterai que cette force naturelle, je la vis chaque mois. Chaque mois, les femmes vivent les saisons 😉
    L’automne, préparation au repli, repli de l’hiver, renaissance du printemps et pleine vie de l’été. Héhé. La nature oui…
    Merci pour ce bel article.
    Bonne journée à tous.

  11. Jean-Philippe says:

    Merci beaucoup Angélique pour ton commentaire ! Tu n’es pas la première femme à commenter cet article mais j’apprécie beaucoup l’image des saisons, pas toujours faciles à vivre d’après ce que j’ai compris…

    Le nom de ton blog, L’inévitable rendez-vous, est très joli aussi. Cela donne une excellente image de ce que tu fais pour aller au rendez-vous avec toi-même. Surtout, ne te manque pas. 😉

  12. nana fafo says:

    Je découvre ton blog par hasard à la recherche de nourriture pour mon cerveau fatigué qui refuse de tomber dans ce que j’appelle le IFOQ (il faut que…), et tes “billets” me redonnent de l’énergie pour poursuivre le combat contre tous les Il faut qui régissent nos vies et qui sont plus stupides les uns que les autres ! j’ai très vite réalisé que la radio et la télé engendraient de la négativité nuisible, j’ai écarté les personnes pompeuses d’énergie et de créativité, et me voilà prisonnière d’un boulot que je déteste et je ne trouve pas la force de chercher pour partir. Je vais continuer la lecture jusqu’à ce que je trouve la clé et ne pas sombrer du côté obscure… Alors Merci de partager tout cela sur la bloggo et de contribuer à ré-humaniser notre monde qui court à l”Idiocratie” (un film léger mais avec une vision de l’avenir assez probable)

  13. Amibe_R Nard says:

    @nana fafo

    et me voilà prisonnière d’un boulot que je déteste et je ne trouve pas la force de chercher pour partir.

    Reconnaître cet état de fait, c’est déjà une très grosse marche de franchie pour sortir de ce “piège” que tu ressens.

    Si tu cherches une autre clé, imagine très fort ton nouveau “travail”, crée-le tel que tu le vois.

    Forte de cette “création”, tu pourras la comparer aux boulots qui existent autour de toi.
    Quitte à rechercher ceux qui y ressemblent, ou même à en discuter avec d’autres personnes.

    Car, pour ta phrase, je pense qu’il faudrait la réécrire avec deux variantes :
    “et me voilà prisonnière, pour l’instant, d’un boulot que je déteste et je ne trouve pas, encore, la force de chercher pour partir.”

    Tu es déjà en marche depuis un moment.
    Le reste n’est qu’une question de temps et d’opportunités. :-)

    Bien Amicalement
    L’Amibe_R Nard

  14. Elie says:

    Bonjour, Jean-Philippe,

    Cette sensation, je la ressens régulièrement (particulièrement ce printemps) et me fait “revivre” et me redonne du courage.

    Comme l’a dit dieurdieuf, j’ai l’impression de lire mes pensées. Merci encore pour cet article.

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