Une blague nippone

Par le 22 February 2010
dans Ma vie en sashimi

Voilà à quoi nous ressemblions, juste après la chute de Marion Rolland. ;)

Cet article est un peu plus long que d’habitude. Prévoyez au moins un verre de saké et une paire de skis.

Samedi dernier, en passant dans un magasin d’électronique japonais, je me suis arrêté devant un grand téléviseur où passait une rediffusion des Jeux Olympiques de Vancouver. J’avoue avoir été frappé par la qualité de l’image de l’immense écran plat. Avec la haute définition, les détails étaient absolument splendides et j’avoue avoir été fasciné par le spectacle de ces skieuses qui apparaissaient avec des contours si nets.

Bien campé sur mes jambes, les bras croisés, admirant le spectacle, j’ai peu après senti une présence autour de moi. J’ai jeté un rapide coup d’œil et je me suis rendu compte qu’un petit groupe de retraité japonais m’encerclait, fascinés qu’ils étaient eux aussi par la clarté de cette image.

C’est à ce moment-là que j’aurais dû m’éclipser.

Mais non, l’attraction des couleurs cristallines sur fond de neige blanche était trop forte. Je sentis d’ailleurs les retraités resserrer les rangs sur ma personne.

Ces anciens employés forment, au Japon, une caste particulière. Ayant sacrifié toutes leurs jeunes (et moins jeunes) années pour leur pays, ils essayent, du mieux qu’ils le peuvent, d’apprécier le temps qu’il leur reste à vivre. Mais, lorsque l’on s’est dévoué pendant plus de 40 ans, corps et âme pour son entreprise, c’est difficile de changer, de s’adapter à une vie sans travail.

Alors, il existe toutes sortes de programmes, de cours, de stages, de livres et manuels pour les aider à se relaxer, à communiquer, à découvrir de nouveaux passe-temps, à aider leur femme à la maison, etc… Ils savent travailler de longues heures mais n’ont pas appris à vivre. C’est pour ça que, la retraite venue, suivant les recommandations de leur manuel, ils font des efforts pour communiquer. Surtout avec des étrangers. Car cela demande plus de courage.

Sur le grand téléviseur, à Vancouver, une skieuse américaine s’élança. Svelte, elle commença à enchaîner avec élégance les virages de cette pente rendue encore plus vertigineuse par le placement des caméras et la largeur de notre écran. Lorsqu’elle bondit dans les airs après une méchante bosse et resta suspendue pendant quelques secondes entre ciel et terre, nous eûmes tous un petit mouvement de recul, comme pour ne pas tomber.

Quelques murmures approbateurs me firent comprendre l’erreur de ma garde rapprochée : ils pensaient que je suivais une de mes compatriotes. Lorsque cette dernière franchit la ligne d’arrivée et découvrit qu’elle avait le meilleur temps de cette descente, elle leva les bras au ciel alors que tout autour de moi, je pouvais entendre des applaudissements discrets.

Je me retournais franchement pour voir que tout le groupe de retraités avait un grand sourire aux lèvres et me faisait des petites courbettes en me donnant des “America !” et des “big !”. Je leur expliquai alors que j’étais Français, ce qui eut pour conséquence de les rendre encore plus enthousiastes. Cette fois-ci des “Paris”, des “Mont-Saint-Michel” ou des “Catherine Deneuve” fusèrent. Je les remerciai pour leur connaissance encyclopédique de mon pays quand soudain, l’un des retraités pointa un doigt vibrant d’émotion vers l’écran géant en criant : “France !”.

Je fis volte-face et découvrit en haut de l’image, dans l’incrustation, un petit drapeau bleu-blanc-rouge, suivit d’un nom : Marion Rolland. Là, je dois vous avouer que mes connaissances en matière de glisse nationale sont extrêmement limitées. Néanmoins, le cercle se resserra autour de moi. Une tête s’avança pour me demander “Good ?”, ce à quoi mon chauvinisme me fit instantanément répondre “Très good !”, déclenchant des “ah !” de respect en perspective d’une prestation française hors norme.

Mais intérieurement, je doutais un peu. Qu’est-ce qui m’avait pris de dire ça alors que je n’avais aucune idée de la valeur de cette skieuse. Ceci dit, lorsque Marion apparut en plan serré, mon cœur bondit. Avec cette image haute définition, je ne pus qu’approuver ce que je pouvais finement détailler. Des courbes solides, une attitude de gagneuse et surtout, des cuisses taillées comme dans du marbre, véritables piliers qui allaient l’emmener en toute sécurité vers la ligne d’arrivée. Sûrement même plus loin. Vers une place sur le podium ? Très, très good… Imperceptiblement, ma poitrine se gonfla un peu. Mes nouveaux amis, tout autour de moi, saluèrent d’un hochement de tête approbateur, la silhouette massive, gainée de blanc, de la Française

Au moment où elle planta, d’un geste sûr, ses bâtons dans la neige, ma respiration s’arrêta presque. A l’instant où, d’un mouvement rageur, elle jaillit hors du portillon de départ, un reflet d’or dut passer dans mon regard. Les retraités japonais, médusés, étaient collés à moi. Marion lancée vers la victoire, j’en étais certain, donna un, deux, trois et quatre coups de bâtons avant de… patatras, s’étaler de tout son long comme une complète débutante et de glisser rapidement hors piste, jambes et skis emmêlés.

Connaissez-vous le silence japonais ? Oh non, ce n’est pas un silence comme les autres. Dans un silence normal, on respire et on a conscience que l’air contient encore de l’oxygène. Dans un silence japonais, un effet de succion raréfie l’atmosphère et on se sent vaciller. Vous ouvrez la bouche mais vous êtes comme tout là-haut dans l’Himalaya, à plus de 8000 mètres.

Autour de moi tout n’était plus que silence neigeux et ouateux. Face au téléviseur, l’émotion fit place au choc, qui fit place à l’incrédulité. Qui fit place à l’embarras. Personne dans notre groupe ne réagit. Moi le premier qui ravalait ma superbe ni non plus les Japonais qui, de toute leur existence n’avaient jamais été confrontés à une telle situation. Ne possédant pas dans leur manuel du parfait retraité un chapitre intitulé : “Que faire lorsqu’une skieuse française s’étale après 4 secondes de course aux J.O., alors que vous êtes en compagnie d’un Français ?”, ils restèrent comme givrés, les yeux rivés sur l’image de Marion en train de pleurer dans la neige.

Moi aussi. J’étais pétrifié. De voir cette championne tomber de cette façon, c’est comme voir un champion de marathon qui ne sait plus courir et tombe à chaque foulée, c’est comme voir un tennisman qui n’arrête pas de manquer la balle en finale de Roland-Garros ou même, c’est comme un footballeur qui soudainement se mettrait à jouer avec ses mains. Inconcevable.

Avec le recul, j’ai quand même une pensée pour Marion Rolland. En gros, c’est 4 années de travail pour 4 secondes de ski et une humiliation planétaire. Que feriez-vous à sa place ? Comment aborderiez-vous le lendemain ? Avec quels objectifs ? Mais je ne veux pas l’enterrer trop vite car elle n’a que 27 ans. Dans 4 ans, en 2014 aux J.O. de Sotchi en Russie, elle peut être à nouveau présente, cette fois-là, plus forte mentalement que jamais. Et à ce niveau, tout se joue dans la tête.

Mais, ce sera sans moi. J’éviterai les grands écrans en public.

Car, face au téléviseur, le silence “japonais” régnait toujours. Je me devais maintenant de réagir. Nous n’allions pas rester là, tous transfixés à regarder le reste de la descente qui ne nous intéressait absolument plus. Je savais que le groupe autour de moi, de par leur culture, ne pouvait faire le premier pas. Le code de l’honneur nippon voulait que je parle le premier. Je retrouvai mes esprits, un peu d’oxygène et je bafouillais un “c’est vraiment dommage…” qui ne signifiait pas grand chose mais qui permit aux retraités d’ouvrir les vannes à un flot d’excuses compassionnées. Ceci étant dit, rapidement, nous repartîmes chacun de notre côté, loin de ce fichu écran, comme pour échapper au souvenir de notre inconfort.

Samedi dernier, j’ai encore appris. J’ai été surpris, comme toujours, par la vitesse à laquelle mon côté français a surgi si rapidement du plus profond de mon esprit. Pourtant, je le sais que, sous certaines circonstances, je ne peux m’empêcher de laisser apparaître cette facette de ma personnalité. On a beau se dire que ces notions sont dépassées ou rétrogrades, mais en sport, j’en reviens toujours à ce réflexe tribal.

Face à notre monde de plus en plus virtuel et changeant, nous avons besoin de repères. Dans un contexte global, le sport, quand il est beau, permet de retrouver pour quelques instants une identité qui nous arrache à tous nos problèmes quotidiens. Alors, à des moments bien précis, je savoure sans retenue ma fierté d’être Français.

Parfois, c’est aussi agréable que 3 petits buts un soir d’été. Parfois ça tourne au cauchemar, comme pour moi, samedi dernier. J’aurais aimé que Marion aille jusqu’au bout, passe la ligne d’arrivée et lève les poings vers le ciel, victorieuse. Mais au moins, pendant quelques instants, elle m’a permis, ainsi qu’à un petit groupe de retraités japonais, d’oublier nos petits soucis.

Bon, cela n’a duré que 4 secondes.

Mais je suis certain que, dans les années qui viennent, pendant les réunions d’anciens employés nippons, tournera la fameuse blague qu’on se racontera entre deux verres de saké, celle du Français banzaï et de la skieuse kamikaze. Oui, tels que je connais les Japonais, cela les fera rire encore et encore. Je suis d’ailleurs certain que la famille éloignée de chaque membre de mon groupe connaît déjà l’histoire en long et en large. Après tout, ils ont osé “parler” avec un étranger, ils en sont fiers et ils ont été récompensés par une anecdote croustillante qui peut-être, pendant encore longtemps, fera rire jusqu’aux larmes.

Alors, si ça leur apporte de la joie et si cela crée un peu de bonheur dans certaines maisons de Tokyo, cela me fait aussi plaisir et tiens, je suis même prêt à rejouer le même rôle !

Avec Marion Rolland ? A Sotchi ? Là, je n’ose m’avancer…

(Mise à jour des exploits de Marion dans les commentaires en 2012, 2013 et 2015.)

(Photo : Tim in Sydney)

Commentaires

24 commentaires pour “Une blague nippone”
  1. Marion says:

    Très vivant, on s’y croirait, merci pour l’ambiance nippone.

  2. Jean-Philippe says:

    Merci pour votre commentaire, Marion II. 😉

  3. LaForêt says:

    Quel talent !

    Comme dit Marion II, on s’y croit. On musarde dans le magasin, on bombe son torse français avec toi, on retient son souffle et toutes les particules en suspension en même temps que votre groupe, on rit dans les familles nippones à l’évocation de votre mésaventure partagée.

    Quant à Marion Rolland, bien sur effondrée, ces 4 secondes balayant brutalement tous les efforts fournis pour participer aux JO, je lui souhaite de découvrir ton blog et ta philosophie extrêmement positive et constructive pour rebondir dans l’adversité.

    :-) LaForêt

    Si j’osais … on dirait du Amélie Nothomb dans Stupeurs et tremblements ! Si, si. Du très bon, de l’excellent. Ces quelques mois d’écriture régulière bonifient tes textes.

  4. Jean-Philippe says:

    @LaForêt Merci pour tous ces compliments ! Je t’offre un saké ?

    Dans Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb ajoute une couche – secrète – d’humour pour ceux et celles qui comprennent la langue japonaise. Je ne maîtrise pas du tout la langue mais le passage où son chef de bureau je crois, lui offre des chocolats qu’elle refuse de manger est hilarant – en japonais – pour les Français japonisants. :)

  5. mounaque says:

    C’est super drôle la façon dont tu racontes.. On retient son souffle, on s’imagine à ta place.. Et tout d’un coup, comme ça tourne mal pour “toi”, on se moque !!!
    Merci pour ce grand sourire et ta façon de positiver la situation..

    Et j’ai beaucoup aimé le comportement respectueux et courtois des japonais qui t’entouraient.. c’est très loin de toute notre exhubérance.

    A bientôt,

  6. Jean-Philippe says:

    Merci Mounaque ! Nous aurions beaucoup à apprendre des rapports sociaux nippons bien que parfois ce soit un petit peu lourd pour nous autres occidentaux. 😉

  7. Sebbram says:

    Extra ce billet. J’avoue avoir beaucoup rit, puis avoir été navré en pensant au nombre de fois que ces 4 secondes vont passer dans les média étasuniens la prochaine fois que l’on refusera d’envoyer l’armée en Irak ou autre pays….

    Enfin, la pauvre Marion s’est quand même fait les croisés sur cette chute… Cela confirme que les chutes les plus graves ne sont pas les plus spectaculaires (cf. le vol de Pearson de plus de 60 m, sans une égratignure !!!!)

  8. Jean-Philippe says:

    Merci beaucoup Sebbram ! Si Marion avait pu voler sur 60 mètres, je m’en serai mieux sorti, du style “et oui, en France on sait voler, planer et retomber en douceur”. Mais là… :)

    Ta remarque sur les US est juste. Une différence culturelle que j’ai noté en vivant là-bas, c’est que si Marion avait été Américaine, la suite aurait été différente. Je ne sais pas comment elle a réagi où si elle est déjà réapparue dans les média français mais aux États-Unis, elle l’aurait déjà fait.

    Dans mon article j’ai retiré ce paragraphe du texte original :

    Avec le recul, j’ai quand même une pensée pour Marion Rolland. En gros, c’est 4 années de travail pour 4 secondes de ski et une humiliation planétaire. Que feriez-vous à sa place ? Comment aborderiez-vous le lendemain ? Avec quels objectifs ?

    Tous et toutes nous faisons face à des échecs. Et nous échouons plus souvent que nous réussissons, c’est normal, cela fait partie de notre apprentissage. Il est certain que le cas de Marion est extrême car très exposé médiatiquement. Voilà peut-être sur quoi elle devrait jouer, sa nouvelle notoriété. Pour le restant de sa vie, elle sera de toute façon connue comme la fameuse skieuse qui s’est “plantée” dès le départ. Elle peut en faire une force, célébrer cette chute et la transformer en un atout du style “Vous vous plaignez de vos petits problèmes, mais imaginez 4 ans de travail intense et de sacrifice pour 4 petites secondes…”, il y a de belles leçons à offrir là-dedans !

    Et puis, ne l’enterrons pas trop vite. Elle n’a que 27 ans. Dans 4 ans, en 2014 aux J.O. de Sotchi en Russie, elle peut être à nouveau présente, cette fois-là, plus forte mentalement que jamais. Et à ce niveau, tout se joue dans la tête.

    Je l’ai ensuite enlevé parce que j’ai trouvé qu’il sortait du sujet et que je traitais trop Marion à l’américaine. 😉

  9. Nathalie says:

    J’ai adoré cette histoire :) ! Je ne sais qui a dit ça mais j’aime cette phrase 😉 “Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort” … J’espère que ça pourra aider Marion 😉 et comme la vie continue, rdv à Sotchi en 2014 :)

  10. Jean-Philippe says:

    Merci Nathalie ! Ta phrase est, en effet, parfaite pour cette situation. :)

  11. Yann says:

    Excellent ! J’ai bien ri en pensant à ces retraités.

  12. Jean-Philippe says:

    Merci Yann ! Eux, je suis certain qu’ils seront pliés pour longtemps. :)

  13. Valérie says:

    Trop mignon ces papys et mamies japonais !!!!
    Merci pour le tableau et évidemment une énorme pensée à notre Marion.
    Moi ma belle maman vietnamienne elle est très proche des japonais car très respectueuse mais railleuse comme un petite souris ! Elle trop mignonne !

  14. Jean-Philippe says:

    Merci Valérie ! Ah, les belles-mamans asiatiques… 😉

    C’est vrai ça, on en entend plus parler de Marion Rolland. Pourtant, il me semble qu’elle s’était finalement bien remise de sa déconvenue, ce qui est tout à son honneur. :)

  15. Ordjoun says:

    Bonjour,

    Bref, j’ai vécu presque la même chose, en inde…
    (Sans écran géant, dommage!)
    Pendant la coupe du monde de foot et l’affaire Zidane…

    Finalement, après le coup de tête TOUT le monde autour de moi,
    était pour l’Italie…
    Heureusement pour moi j’ai AUSSI une origine Italienne… ouf

    Bon article
    Cordialement,
    Ordjoun

  16. Jean-Philippe says:

    Merci Ordjoun ! Ah oui, là la situation devait être encore plus difficile que la mienne. :)

    A l’époque j’enseignais l’anglais à des classes de petits Japonais tous fans de Zidane. Dès qu’ils me voyaient, ils me criaient “Zidane ! Zidane !” Le lendemain de la finale, les classes étaient étrangement silencieuses. Ce n’est pas qu’ils jugeaient l’acte de Zidane mais bien que, dans leur petit monde à eux, ils ne comprenaient pas l’utilité de son geste. J’ai essayé de leur expliquer mais face à la pureté des petits nippons, c’était perdu d’avance. 😉

  17. humour says:

    Bravo pour tes talents d’écrivain qui à partir d’une anecdote, nous tient en haleine tout au long du post. Aller une petite vanne: Je dirai que la blague était nipponne ni mauvaise :)

  18. Jean-Philippe says:

    @humour Merci beaucoup pour les compliments ! Tu ne peux pas savoir combien de fois on me l’a dite celle-là depuis que j’ai écrit cette histoire. 😉

  19. Jean-Philippe says:

    Mise à jour : Finalement, deux ans après sa mésaventure, Marion Rolland obtient son tout premier podium. Elle en veut quand même ! :)

  20. 2e mise à jour : Sacrée Marion ! 3 ans après les “4 secondes”, elle devient championne du monde de descente. :)

    PS (pour Marion) : Les J.O. de Sotchi c’est dans un an… je retourne dans le même magasin pour relever l’honneur national ! 😀

  21. 3ème mise à jour : Aïe ! Marion s’est blessée aux ligaments du genoux, donc pas de JO de Sotchi pour elle. Alors quoi ? Il va falloir attendre les JO de Pyeongchang en 2018 ?… Et bien j’attendrai et je retournerai dans le même magasin, na !

    PS : Certains d’entre vous m’ont posé la question. Le magasin où se passe toute l’action est le Yodobashi qui se trouve devant la gare de Yokohama (横浜駅). Vous n’allez pas faire un pèlerinage quand même ? 😀

  22. martine says:

    Belle histoire ou passe beaucoup d’émotions !

  23. 4ème mise à jour : Malheureusement, après de multiples blessures aux genoux, Marion Rolland arrête le ski (voir l’article du Monde). Bon, elle m’aura fait passer un moment inoubliable et se retire quand même avec un titre de championne du monde de descente. Ceci dit, je vais suivre sa reconversion car elle a un sacré moral, vu tout ce que par quoi elle est passée… 😉

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