La femme – vraiment ! – sans peur (28)

Par le 2 March 2013
dans Des histoires


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(Cet article est la suite de la saga de Trinity Silverman, commencée ici et que vous pouvez lire dans son intégralité en l’achetant sur Amazon. Episode précédent ici).

“Vous savez, j’ai de l’excellent jus de fruit dans ma chambre…”

La cuillère de l’Italien, débordante de glace à la vanille, s’arrête à mi-chemin entre la tasse et ses lèvres. Ce dernier, immobile, bouche bée, commence à devenir pivoine.

“Je… hum… enfin, je, vous… vous êtes sûre ?…”
“Que mon jus de fruit est de première qualité ?”

Gianmarco vire au pourpre et passe le bout de ses doigts sur son front.

Plus séduisant… ça n’existe pas.

“Arrêtez Trinity, vous n’êtes pas gentille… après hier soir…”

Elle le coupe.

“Bien sûr que je suis certaine… et d’abord, finissez votre glace, elle est en train de tacher la nappe.”

Le chercheur italien se dépêche d’avaler ce qu’il lui reste de vanille dans la cuillère. Tête baissée, il s’empresse ensuite de finir son dessert. Il pose finalement sa petite cuillère sur la soucoupe et regarde Trinity.

“Allons-y ?” propose-t-elle.

Gianmarco hoche doucement de la tête, n’en revenant toujours pas.

“Oui, allons… hum, allons goûter à ce fameux jus de fruits.”

Trinity est un peu surprise.

“Ah, vous retrouvez vos esprits ?”
“A partir de maintenant, je… je ne veux rien manquer…”

Ils se lèvent, quittent le restaurant et se retrouvent dans l’ascenseur. Gianmarco se tourne vers la jeune femme.

“Le 4ème, c’est ça ?”
“Comme si vous aviez oublié…”
“C’est vrai que je ne peux pas.”

C’est au tour de Trinity de rougir un peu. Les portes automatiques se referment sur eux.

“Vous m’en voulez encore…”
“Non, mais ce n’est jamais agréable,” répond le chercheur italien.
“Un jour je vous expliquerai… promis.”

Gianmarco va pour lui dire quelque chose mais le “ding” résonne et les portes de l’ascenseur s’ouvrent.

Il s’efface pour suivre la jeune femme qui, d’un pas décidé, se dirige vers sa porte, tout au fond du couloir.

“Vous marchez vite,” dit Gianmarco.
“Évidemment, je sais où se trouve ma chambre.”

Il s’arrête d’un coup. Trinity se retourne.

“Il y a un problème ?”
“Je… je sais que vous êtes américaine… dynamique et tout… mais quand même, là, on dirait que vous allez à un rendez-vous urgent.”

Trinity, soudain, comprend.

“Oh, je vois… ça manque de romantisme tout ça ?” mumure-t-elle.

Gianmarco hoche la tête.

“Vous me donnez l’impression de traiter cette affaire comme du business,” dit-il, en chuchotant.

Trinity sourit.

“On pourrait peut-être en parler dans ma chambre plutôt que de faire des messes basses dans le couloir ?”

Elle fait demi-tour et repart d’un pas tout aussi décidé.

Gianmarco hausse les épaules et la suit, presque en courant. Lorsqu’il arrive devant sa chambre, Trinity est déjà à l’intérieur, lui tenant la porte.

“Entrez vite !”
“Pourquoi ?”
“Pour rien,” répond-elle en riant.

Gianmarco s’avance dans la suite et ne peut s’empêcher d’avoir un regard admiratif.

“Eh bien, vous avez les moyens !”
“Ce n’est pas moi qui paie, c’est MetaForex, mon employeur,” dit-elle en ôtant ses talons qui commencent à lui faire mal.”
“Ils doivent tenir à vous pour vous payer une chambre pareille.”
“Je me donne assez pour eux mais, plus pour longtemps, j’espère…”

Gianmarco ne relève pas, toujours admiratif.

“Moi, je dois me contenter de la plus petite chambre qui soit… et je dois en payer une partie de ma poche.”
“Vous faites de la recherche dans le mauvais secteur,” lui répond Trinity, en riant.
“Peut-être…” Il regarde autour de lui. “Avec une suite comme ça, votre jus de fruit doit effectivement être de premier ordre.”

Cette fois-ci, c’est au tour de Trinity de rougir pour de bon. Il fronce les sourcils.

“Vous… vous… avez des remords ?” commence Gianmarco. “Je peux partir si vous ne vous sentez plus à l’aise.”

Trinity secoue la tête.

“Non, ce n’est pas ça. C’est que… du jus de fruit, je n’en ai pas,” finit-elle par dire, d’un ton penaud.

Gianmarco n’en revient pas.

“Quoi ? Pas de jus de fruit ?”
“Eh non, pas de jus de fruit… ne me dites pas que vous êtes déçu ?”

Gianmarco reprend une teinte pivoine.

“Non, non, non !… pas du tout… c’est juste que… “

Trinity hausse les épaules.

“Il me fallait bien un prétexte…”
“Un prétexte…” répète Gianmarco, cramoisi.

Il y a un temps de silence dans la chambre.

“Vous savez, le bar est quand même bien fourni…” dit la jeune femme. “C’est le mini-bar d’une suite…” ajoute-t-elle, taquine.

Gianmarco passe ses doigts sur son front, se ressaisissant.

“Je m’en occupe…”

D’un pas qui se veut assuré, il se dirige vers le frigo-bar, comme s’il était décidé à reprendre son rôle de mâle, dans cette aventure qui n’arrête pas de le troubler, à la poursuite de cette femme déconcertante.

Cela fait sourire Trinity. Oui, une phrase anodine peut changer beaucoup de choses, même si cette phrase était un petit mensonge. Elle est contente, elle se sent bien, elle se sent forte.

Elle se sent belle.

Soudain, son sourire se fige. Gianmarco vient de s’arrêter brusquement au beau milieu de la chambre, le doigt pointé en avant.

“Qu’est-ce que c’est que ça ?” s’écrie-t-il.

(A suivre)

———

Ahem… au cas où vous n’auriez pas compris, je me permets de le répéter :


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Pour les puristes, vous pouvez aussi choisir la version papier qui est en vente sur cette page d’Amazon.

Enfin, Trinity et Speedy ont maintenant leur propre site web, avec des infos exclusives qui sont révélées au fil du temps. 😉

Commentaires

12 commentaires pour “La femme – vraiment ! – sans peur (28)”
  1. Jean-Pierre says:

    Ça est un escargot une fois !

  2. Esther says:

    FELICITATION ! Jean-Philippe ! J’ai dûe abandonner car maladie grave et grosse fatigue. Chimiothérapie. Je reprendrai plus tard quand j’irai mieux.
    J’acheterai la femme sans peur. A bientôt Jean-philippe. Et encore une fois : Félicitation et chapeau bas ! Bravo phiphi !

  3. bregman says:

    Rhaaaaa ! J’aurais trop aimé écrire ce livre !!!!
    Excellente idée, excellent extrait, et apparemment encouragé sur Amazon par d’excellents commentaires…
    Ok. Un bouquin de plus à lire sur mon ipad… Va falloir encore diminuer les heures de sommeil 😉

  4. anna says:

    Hello Jean-Philippe, je redécouvre ton blog après 2 ans d’absence… de jolies lectures en perspective. Félicitations pour cette évolution.Chaleureuses pensées. Anna

    • Merci beaucoup Anna ! Tu ne le sais peut-être pas mais je suis un fidèle de ton blog depuis longtemps. Je viens de me rendre compte que je ne recevais plus tes mises à jour – tu as changé d’hébergeur ? – et, je vais de ce pas me réinscrire. 😉

  5. Françoise Thiebaud says:

    J ai beaucoup les 2 premiers volumes de la femme sans peur. Sous une apparence romanesque, ces livres donnent des clés pour notre gouverne personnelle. J attends avec impatience le volume 3. Cordialement

    • Merci beaucoup Françoise pour les jolis compliments ! Le volume 3 arrive, il est en correction et paraitra sous peu, promis. 😉

      PS : Speedy travaille d’arrache-pied…

  6. jacqueline says:

    bonjour
    j ai beaucoup aime vos livres de la femme sans peur mais quelle deception de ne pas avoir de fin
    allez vous ecrire le quatrieme j espere dans pas trop longtemps car c est vrai on oublie ensuite si on lit beaucoup ce qui est mon cas j ai aussi achete comme le vent sympa mais un peu court plein d enseignements bien sur alors merci pour la suite de la femme sans peur et ne trainez pas trop les escargots ne vivent pas tres longtemps speedy on l aime bien

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